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Biographie

Tchando

   Salvador Embalo

De son vrai nom Salvador Embalo, Tchando a popularisé le mola et le hodu, des instruments à 2 et 3 cordes.

Entre culture fulani et mandingue

Salvador « Tchando » Embalo a grandi dans la ville de Bafata. De père fulani (peul), il grandit également dans un environnement mandingue, deux cultures musicales qu’il fusionne plus tard dans sa démarche créatrice. Il s’initie très jeune aux talking drums et aux guitares peules, le molo à deux cordes et le hoddo à trois cordes, deux instruments.
Puis Tchando suit sa famille à Bissau et sa met à la guitare espagnole qui devient son instrument de prédilection. Dans le quartier où il vit, l’atmosphère musicale est mandingue et il s’initie rapidement à divers tambours dont le Cutil N’Dium et le Cutil Ba utilisés dans les cérémonies traditionnelles.

Le N’Kassa Cobra

Mais ce futur artiste est avant tout un militant des droits de l’homme et dénonce les nombreuses violations des droits de l’homme commises par le gouvernement, un engagement qui lui vaudra un séjour de deux ans de prison , entre 1977 et 1979. Jugé pour trahison mais libéré sous la pression d’Amnesty International. En 1981, il fait ses débuts professionnels au sein du groupe N’Kassa Cobra.

Lisbonne et Paris

En 1982, Salvador Embalo s’installe au Portugal et enregistre bientôt avec le chanteur Fernando de Carvalho puis fonde l’année suivante avec Guto Pires le groupe Issabary.
A la séparation du groupe en 1985, l’artiste s’installe à Paris et travaille pendant trois ans comme musicien de studio , enregistrant pour de nombreux artistes dont son compatriote Kaba Mané. Il enregistre alors un album solo.

Le Danemark

En 1988, l’artiste guinéen s’installe au Danemark et participe à divers groupes en qualité de chanteur et de guitariste mais aussi de compositeur et d’arrangeur. En 1990, il collabore notamment au titre « Light in your heart » de la star de la pop danoise, Hanne Beol.
Entre 1992 et 1995, il compose pour le théâtre et sort parallèlement son premier album solo, Naton qui le lance sur la scène européenne : deux titres, « kambé » et « Ussak N’Djia », sont sélectionnés pour les compilations Afrolusamerica (Tropical Music, Allemagne) et Big Noise (Rykodisc, USA). Mais Tchando décide de se replonger dans ses racines peules et mandingues et grâce à une bourse de l’association danoise DJBFA part s’immerger pendant six mois au pays approfondissant sa recherche du patrimoine national.

Manu Dibango et KG Rush

Au cours du festival Images of Africa, en juin 1993, il chante en compagnie d’Angélique Kidjo, d’Hughn Masekela , de Lokua Kanza , de Seta Toure et de Manu Dibango à l’occasion de la sortie de l’album « Wakafrica ». Quatre ans plus tard, K.G. Rush décide remixer plusieurs de ses titres. Ses oeuvres, entre patrimoine mandingue et musique peule, sont présentes sur de nombreuses compilations de « world music ».

 

par   Afrisson  7 mai 2007 - © Afrisson

Discographie

Tchando