Afrisson

Biographie

Toups Bebey

   Francis Etonde Jr

Fils du journaliste, poète, romancier, musicologue, conteur et pionnier du makossa moderne Francis Bebey (1929-2001) et frère du claviériste, flûtiste et joueur de sanza Patrick Bebey, l’auteur, compositeur, arrangeur et multi-instrumentiste (saxophone, piano, claviers, percussions) Francis Etonde Jr dit « Toups Bebey », né en 1962 dans le 13ème arrondissement de Paris (France), se passionne pour les musiques de fanfare et de fusion. Son style est marqué par les sonorités pygmées, makossa, peules, arabo-andalouses, afro-beat, jazz, blues, pop, funk ou encore musette…

Comme son frère Patrick Bebey, Toups va passer par un conservatoire classique de Paris : à l’âge de 6 ans, il se met au piano classique qu’il étudie dix ans durant, à 14 ans, c’est le saxophone qu’il va apprendre pendant quatre ans et à 19 ans, c’est au tour des percussions. Au lycée, il intègre un groupe de potes, commençant à découvrir le blues, lui qui a été bercé, entre autres, par le jazz. Il a alors 17 ans. Plus tard, Toups Bebey rejoint les USA où il donne des cours de français et d’anglais. Ce n’est qu’en 1986 qu’il se consacre vraiment à la musique, collaborant plusieurs artistes d’horizons divers : Salif Keïta (Mali), Quatre Etoiles (Congo Kinshasa (RDC)), Sam Mangwana (Angola), Nicole Croisille, Charlélie Couture, Jean-Michel Jarre, France Gall, et Hubert Félix Thiéfaine, Bernard Lubat, Julien Clerc (France), Archie Shepp (Etats-Unis) et bien sûr son père Francis Bebey et son frère Patrick Bebey avec qui il enregistrera l’album La plus jolie fille de Bahia (Les Frères Bebey).

Francis Bebey

En 1995, il décide de fonder son propre groupe, Paris Africans, avec lequel il se produit en France, en Suisse, en Italie et en Guyane. Deux ans plus tard, Toups Bebey sort son premier opus African Bicyclette, suivi, en 1998, de Cosmic Tones réalisé avec sa nouvelle formation PACT. Magnifique tissage entre instruments africains, occidentaux et électronique, cet opus offre un dialogue entre la flûte peule et les voix (« Ndehou@bebey.com »), se décline en douala, une des langues du Cameroun utilisé dans le makossa (« [Pact Fever »), navigue vers la musique peule ou pulaar ou fulani, marquée par l’arc en bouche (« Da Fulani ») ou laisse entendre l’immense voix d’un muezzin appelant les fidèles à la prière (« Autruche international »).
Ouvert à diverses formes musicales, Toups Bebey se lance dans un projet qui lui tient à coeur depuis des années en créant Le Spirit Pan-African Brass Company, une fanfare africaine avec laquelle il enregistre Mummy I go for town (1998). Trois ans plus tard, il nous revient avec Paris Africans dans Pygmy Attitudes, un album afro-jazz où l’on retrouve l’excellente vocaliste camerounaise Coco Mbassi et le saxophoniste américain Archie Shepp.

 

par   Nago Seck  7 mai 2007 - © Afrisson