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Biographie

Youssouf Diabaté


Artistes Mali | Naissance : 1977 | Styles :  Afro-folk - Afro-pop - World / Musique du monde

Né le 9 mai 1977 à Kita (Mali), dans une famille de djélis (griots), l’auteur, compositeur, arrangeur, guitariste, joueur de tama et chanteur, Youssouf Diabaté, propose une fusion de musique mandingue, jazz, funk, afro-beat ou pop, donnée par le djéli ngoni (guitare malienne) qu’il joue à merveille, la basse, le clavier, la guitare, la calebasse, le tama (talking drum) et la batterie...

Youssouf Diabaté commence la musique en 1990 avec les enfants de la famille voisine qui partage la même cour. En 1996, il réussit le concours d’entrée à l’INA (Institut National des Arts) de Bamako, où il étudie la musique pendant quatre ans et obtiendra sont diplôme en 2000. En 1998, il est le soliste de l’Orchestre National de l’INA avec lequel il effectue plusieurs tournées à travers le Mali. La même année, il participe au projet “Tukunan II” du Ministère de la Culture initié par Aminata Dramane Traoré, ministre de la Culture et Tourisme, et qui consiste à préserver les musiques traditionnelles du Mali. Un concert de clôture sera donné pour l’Etat malien en présence de diverses personnalités.
En 1999, Youssouf Diabaté est recruté pour assurer la relève en tant que soliste de djéli ngoni au sein de l’Ensemble Instrumental du Mali composé d’instruments traditionnels maliens. Il glissera ensuite les lignes de son djéli ngoni dans les compositions de l’Orchestre Symphonique du Lycée David d’Angers (France) venu à Bamako pour un voyage d’échange musical.

Rencontres et Collaborations

En 2000, Youssouf Diabaté crée son premier groupe, Free Cass’ Boy Cool, avec Django Sissoko et Adama Cissé, et enregistre sa première maquette. Jusqu’en 2002, il se produira avec des artistes maliens de renom, tels que Kandia Kouyaté, Amy Koïta, Batoma Sissoko, Néné Soumano, Mama Draba, Sanounké Kouyaté, Salif Keïta, Benké Traoré et Samba Diabaté. En 2002, Youssouf joue au Centre Culturel Français de Bamako avec la danseuse contemporaine Ketly Noël, femme du Consul français du Mali. Il collabore également sur disque ou sur scène avec le groupe français Kawal, originaire d’Angers, au Festival de Théâtre de la Réalité à Bamako organisé par Act Sept. En 2003, Youssouf Diabaté et son groupe Free Cass’ Boy Cool sont invités par le groupe français Lo Jo au Festival du Désert à Essakane au Mali.

La même année, Youssouf Diabaté se produit pour la première fois en France à Marseille avec la danseuse Ketly Noël au Festival Toucouleur puis à celui du Bicentennaire à Pontarlier, avec le groupe Baloumaya. Installé à Paris depuis cette-année-là, il voyage dans le monde entier avec différents artistes et groupes, dont Sékouba Bambino, Grand Corps Malade, Véronique Samson, Dédé Saint Prix, Toma Sidibé, Ba Cissoko, N’dioba, Mandé Bossa, Rokia Traoré, Factory, Vieux Farka Touré... Il se produit également avec de nombreux autres groupes dans des salles françaises, comme le Cabaret Sauvage, le New Morning, la Bellevilloise, le Studio de l’Ermitage, le Conservatoire de Gonesse, le Palais des Congrès de Montreuil, le Théâtre Mogador, le Zèbre de Belleville…
En 2005, Youssouf Diabaté forme son propre groupe à Paris, Afrobeat Mandingue, avec Yakhouba Sissokho et Mamané Diabaté.

Youssouf Diabaté et Diabakan

En 2007, Afrobeat Mandingue est rebaptisé Diabakan, groupe avec lequel il se produit dans diverses salles parisiennes. Les mélodies de Diabakan s’organisent autour du djéli ngoni qui s’entoure de la basse, du clavier, de la guitare, de la calebasse, du tama et de la batterie pour créer des sonorités issues du mélange entre musique mandingue, jazz, funk, afro-beat ou pop. En 2010, année où il commence à tourner avec Thomas Sidibé, il accompagne Tiken Jah Fakoly sur l’ensemble de la tournée de promotion de son album African Revolution. Il participe par ailleurs au festival Africajarc avec Grand Corps Malade.
Par la suite, le groupe Diabakan se produit à la Bellevilloise pour le festival organisé par la Compagnie des Mystères Bouffe en 2011, et en décembre 2012, au Studio de l’Ermitage en première partie de Djéli Moussa Condé. En 2014, Youssouf Diabaté et Diabakan rentrent en studio pour l’enregistrement de leur premier album.

En parallèle, Youssouf anime également des ateliers de musique (ngoni (guitare malienne), tama (talking drum), guitare, chant) dans des écoles, des MJC, des maisons de retraite et des hôpitaux, et travaille actuellement dans les écoles élémentaires pour la mairie du 10ème arrondissement.

* Source : http://youssouf0905.wix.com/diabakan

 

par   Nago Seck  16 mars 2007 - © Afrisson