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Biographie

Youssoupha


Artistes Congo Kinshasa | Naissance : 1979 | Site internet

Youssoupha s’est imposé sur la scène rap française par sa musique aux couleurs diverses dont la musique africaine et la chanson française (Edith Piaf) et par son franc-parler : critiques de certains hommes politiques africains et de la Françafrique, dénonciation des injustices sociales…

Né le 29 Aout 1979 à Kinshasa en Congo Kinshasa (RDC), d’une mère originaire du Sénégal et d’un père, Tabu Ley Rochereau, grande vedette de la chanson congolaise, Youssoupha Lamine Mabiki dit Youssoupha grandit aux sons des disques du papa dans les quartiers chauds de Kinshasa. Désireuse d’assurer une bonne scolarité à son fils, sa mère l’envoie en 1989 chez sa tante à Osny dans le Val d’Oise en France pour poursuivre ses études. Plus tard, la famille d’installe la cité des Larris à Cergy (banlieue parisienne). Quelques mois sa mère décède au Congo Kinshasa (RDC)->1595], une triste évènement qui entraînera le jeune Youssoupha dans la précarité, la petite délinquance et une scolarité en dents de scie.

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Diable Rouge, le mentor

Pendant cette période douloureuse, Youssoupha, déjà très intéressé par la langue française et l’écriture, rencontre le rappeur Diable Rouge et commence à s’adonner au rap et à la culture hip-hop. A l’âge de 14 ans, il écrit ses premiers lyrics pour ses copains. En 1993, sa tante quitte Cergy pour Sartrouville, une autre cité de la banlieue parisienne. De ses galères dans les cités des banlieues, Youssoupha se forge un esprit de révolte qui le pousse à bannir de ses textes tout discours visant à prendre automatiquement la défense des cités. Dès lors, Youssoupha, titulaire du baccalauréat, commence à apparaître dans les mixtapes (compilations ou cassettes audio underground) et les concerts de quartier. Sa rencontre avec Philo du groupe de rap Ménage à 3 lui permet de participer à la compilation Sachons dire non volume I, initiée par Monsieur R, membre du groupe. Cette renommée naissante ne l’empêche pas de poursuivre ses études universitaires (avec des diplômes à la clé). Mais la fibre musicale va bientôt l’emporter sur les études, étant plus attirer par les collaborations hip hop diverses.
En 1998, il est repéré par le producteur Prod qui lui compose deux titres enregistrés ensemble, sous le nom des Frères Lumière, le single Etre né quelque part / Né à Kinshasa (1999), respectivement une reprise de la belle chanson de l’artiste français Maxime Leforestier et un texte sur la capitale congolaise. Mais le single ne connaîtra pas le succès escompté…

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Tabu Ley Rochereau, père de Youssoupha

Papa Tabu Ley Rochereau

Youssoupha décide alors de poursuivre ses études universitaires en étant actif dans le milieu rap, apparaissant dans la compilation Révélations (2001), avec les rappeurs français Diam’s, Rohff, et Sinic. L’année 2003 le voit réaliser, avec ses potes rappeurs de Bana Kin (les enfants de Kinshasa), Sinistre, Philo, Kozi et Mike Génie (auteur, compositeur), Tendance, un projet dédié à la musique congolaise. L’année suivante, il décide de se consacrer à Négritude, son premier album solo, critiquant déjà certains hommes politiques africains. Suivront plusieurs autres albums rap dont Sur les chemins du retour (2009), un albu sur son univers musical ou encore Noir désir (2012), où il invite, sur le titre « Les disques de mon père », son papa Tabu Ley Rochereau, grande vedette de la chanson congolaise…
L’un des morceaux, « Menace de mort », est une réponse de Youssoupha à Eric Zemmour, le chroniqueur politique français qui avait porté plainte contre lui pour « menaces de crimes et injure publique » suite à la sortie, en 2009, du titre « A force de le dire » où l’artiste menaçait « ce con d’Éric Zemmour »...
Youssoupha a été condamné à 800€ 00 d’amende avec sursis, tandis que la directrice générale d’EMI Musique France, a écopé d’une amende de 500€ 00 avec sursis. Ils devront également verser à Éric Zemmour 1.000€ 00 de dommages et intérêts et 2.000€ 00 de frais de justice.

 

par   Nago Seck  19 janvier 2010 - © Afrisson