“Le didadi est joué principalement par les Bambara et les Wassoulounké (région du Djitoumou, du Banimounoutie-Bougouni, du Tiendougou et du Wassoulou).”

Le didadi est souvent joué à l’occasion de la saison des pluies et pour les récoltes au Mali. Les danseurs et danseuses portent des masques et de la peau de mouton pour réaliser leurs danses. Les festivités liées à ce rythme sont souvent appelées Didadi tulonke (jeux de Didadi). Dans la région de Yanfolila le didadi (ou Di) est tellement populaire qu’il peut être organisé pour toutes les fêtes populaires (mariages, fête d’association…) et c’est le cas dans d’autres régions.

Il existe au moins 2 versions de didadi : l’une provenance de Kolokani (Sud-ouest du Mali) et appelée Jagowara et l’autre de Bougouni (Extrême Sud du Mali) et appelée Bari (= didadi de Bougouni). Dans cette région, le rythme est joué avec un tambour Bari ou didadi dunun (tambour basse monté avec une peau de vache et joué à la main) et deux djembés. Le tout est accompagné d’un chant féminin.

Le didadi est souvent organisé en cercle et commence par des pas lent, les danseuses répétant en cœur les chants entonné par la griotte. A certains moments, le cercle se dissipe et les danseuses viennent une ou deux à la fois pour faire un pas sur la musique dont le tempo à considérablement augmenté. Rapidement le tempo est « cassé » et la griotte lance un autre chant. Les changement de rythme sont induit par le chant de la griotte.

*Source : https://www.djembefola.fr/

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Nago Seck

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