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“1.240.190~km² - 13.518.000~h 1.240.190~km² - 13.518.000~p”

map-mali.gifSuivant l’expérience guinéenne de modernisation de la musique mandingue, le Mali qui veut dire «~hippopotame~» et qui a des racines culturelles communes avec la Guinée encourage l’orchestration des rythmes régionaux dès l’indépendance en 1960.

Les années 1960 : le Mali multistyles

Dès cette date, des artistes se distinguent comme Kélétigui Diabaté, le virtuose du balafon, Boubacar Traoré «~Kar Kar~», adepte de musique khassonkée, le groupe Super Biton aux rythmiques bambara ou Sorry Bamba, modernisateur de la musique dogon. A la même période, le guitariste Ali Farka Touré puise dans les racines songhaï et touareg son blues mandingue aux sons sahéliens. Cette décennie marquée par le marxisme-léninisme prôné par le président Modibo Keïta voit une floraison de groupes et de troupes de ballets dont le Ballet National qui accueille en son sein, en 1963, le percussionniste-danseur Zani Diabaté de Djata Band, promoteur au sein de plusieurs groupes d’un style aux confluents de la musique mandingue du blues et du funk.

Les années 1970 : le Rail Band et le Badéma National

En 1970 naît le Rail Band du saxophoniste Tidjane Traoré, une formation pionnière révélatrice de nombreux talents du pays et de la région dont Salif Keïta, l’une des plus belles voix du continent. Son célèbre titre «~Mandjou~» interprété en malinké donne à la musique malienne ses lettres de noblesse. Autre figure de la scène nationale, le groupe Las Maravillas de Mali créé en 1965 à la Havane (Cuba) par des étudiants maliens dont le flûtiste Boncana Maïga opte pour un afro-cubain et une rumba à la sauce mandingue. Rebaptisée Badéma National (un des orchestres officiels du pays), la formation s’oriente vers le style moderne mandingue suivie des Ambassadeurs du Motel de Bamako, du Manding Jazz et des Les Ambassadeurs Internationaux.

Les griots prennent la voie de la modernité

En 1972, Kassé Mady Diabaté, un griot rompu à la tradition musicale est désigné par le gouvernement malien pour être l’interprète du Badéma National, établissant le lien entre deux mondes musicaux. Une nouvelle vague d’artistes dont des griots et griottes adeptes du registre moderne explorent de nouveaux sons. L’un des plus prolifiques de cette génération, Toumani Diabaté, issu d’une lignée de joueurs de kora (il est le fils du fameux korafola Sidiki Diabaté), s’est avant tout préoccupé d’universaliser cet instrument sans trahir la tradition. S’imposent également Kandia Kouyaté, Amy Koïta, Nahawa Doumbia et Oumou Sangaré, des divas du style wassoulou. La chanteuse Diaba Koïta développe le beat khassonké, une sonorité mandingue popularisée par Boubacar Traoré «~Kar Kar~». L’extraordinaire Mangala Camara, à la voix tellement riche d’intonations apporte une autre couleur à la musique mandingue.

Les instrumentistes du mandingue

S’imposeront aussi toute une série d’instrumentistes. Cheikh Tidiane Seck, arrangeur et claviériste hors pair, se glisse dans le monde du jazz (on peut citer sa rencontre avec Hank Jones), le guitariste Djelimady Tounkara lance un style néo-mandingue et un jeu de guitare inspiré des joueurs de «~tres cubain~», Habib Koité mêle rythmes malinké, bôbô, songhaï et peul, le guitariste Lobi Traoré diffuse un blues aux accents bambara de Ségou et Rokia Traoré adopte un folk new look. Un des plus grands saxophonistes du mandingue, le vieux Tidiani Koné enregistrera un album de ses meilleurs succès quelques mois avant de disparaître.

Années 2000 : l’avènement de la musique touareg.

Honorée de nombreuses récompenses dont plusieurs Grammy Awards (Oumou Sangaré, Ali Farka Touré, Toumani Diabaté), la musique malienne se fait une place remarquée sur la scène internationale. Les années 2000 voient la percée de la musique touareg avec des groupes comme Tinariwen signé par Universal et nominé aux Grammy Awards en 2012. map-mali.gifSince Independance in 1960, Mali followed the Guinean example of modernization of mandingo music and encouraged the orchestration of regional rhythms.

The 1960s : Mali, a multistyles country

Artists like Boubacar Traoré aka Kar Kar, who diffused khassonké music , the Super Biton group who orchestrated bambara rhythms and Sory Bamba, who re-interpreted dogon music were distinguished.
At the same period, guitarist Ali Farka Touré, went to songhaï and tuareg roots and created a mandingo blues with sahelian accents. During this decade marked by Marxism-Leninism, an ideology preached by president Modibo Keïta, were founded many music groups and ballets. The most famous one was the National Ballet which welcame in 1963, percussionniste-dancer Zani Diabaté. This artist has been the promoter, within several groups, of a music merging blues, funk and mandingo music.

The 1970s : Rail Band and Badéma National

In 1970, The Rail Band led by sax player Tidiani Traoré was born. This pioneer group revealed many talents , especially Salif Keita, one of the most beautiful voices in the continent. His famous hit ‘Mandjou’ sang in malinké gave an international recognition to Malian music.
Another main group of national scene was Las Maravillas founded in 1965 in Havana, Cuba, by malian students and especially flutist Boncana Maiga. The latter chose to play rumba with mandingo accents. Las Maravillas was named later Badéma National (the official orchestra of Mali) and opted for a modern mandingo music. They were followed by ‘Les Ambassadeurs du Motel’, ‘Le Manding Jazz’ and ‘Les Ambassadeurs Internationaux’.

The griots chose the way of modernity

In 1972, Kassé Mady Diabaté, a a reference of traditional musical scene, was chosen by the government to be the lead singer of Badéma National, creating thus a link between two musical worlds. A new wave of artists whose griots and griottes, followers of modern music, explored new sounds. One of the most prolific, Toumani Diabaté, descending from a long lineage of kora players, felt very concerned in universalizing this instrument without betraying tradition. Also are essential Kandia Kouyaté, Amy Koïta, Nahawa Doumbia and Oumou Sangaré, specialists in wassoulou style. Singer Diaba Koïta promoted the khassonké beat, a mandingo style launched by Boubacar Traoré. Great singer Mangala, Salif Keïta’s cousin, brought new colours to mandingo music.

Mandingo instrumentalists

In the 1990s, some instrumentalists were revealed: arranger and clavierist Cheik Tidjane Seck slipped into jazz (one can quote his duet with Hank Jones), guitarist Djelimady Tounkara created a neo mandingo style and a guitar touch inspired of the “~Cuban très~”, Habib Koité fused malinké, bôbô, songhaï and peul rhythms, guitarist Lobi Traoré diffused a blues with bambara accents of Ségou and Rokya Traoré adopted a folk new look. Old Tidiani Koné, a great sax player, specialist of mandingo music, recorded a ‘best of’ , a few months before he died.

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Nago Seck

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