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“587.040~km² - 18.040.341~h 587.040~km² - 18.040.341~p”

Pays aux origines multiples (indonésienne, africaine, arabe, européenne), la Grande île est un pays de voix et d’instruments à cordes comme la [valiha, le marovany et le kabosy.

Hiragasy et opérette malgache

Ludger

Ludger

A la fin du XIXe siècle, elle va intégrer dans son paysage musical des instruments occidentaux provoquant la naissance dans les années 1920 des premiers orchestres de hira gasy.
Dans les années 1930, l’opérette malgache ou kalon’ny fahiny fait son apparition incarnée par la troupe Jeannette. De nombreux artistes, les frères Railovy, Odeam Rakoto, Ludger Andrianjaka et Henri Ratsimbazafy, vont populariser ce style dominé dans les années 1950 par le compositeur Naly Rakotofirina. En 2012, dix ans après sa disparition, Ludger Andrianjaka se voit honoré du nom d’une rue du quartier de Faravohitra, à Antananarivo.

Ba gasy et salegy

Erik Manana

Erik Manana

Dans les années 1940, grâce à Rasamy Gitara, Razilinah Randrianarivelo et Paul Ratianarivo, transposant à la guitare le jeu de valiha perce le style ba gasy remis au goût du jour dans les années 1990 par Erick Manana. En 1959, l’Association folklorique de la Côte Est dirigée par Elizabeth Raliza et François Leboto fonde le salegy moderne avec le titre «~viavy rose~» devenu un classique. Ce genre fédérateur d’une ile aux nombreuses rivalité culturelles sera perpétué et consacré par des artistes comme Freddy Ranarison, Jaojoby surnommé «~le roi du salegy~», Ninie, Feon’ala, Tianjama et Mily Clément.

Folk malgache et exil

En 1975, le marxiste Didier Ratsiraka accède au pouvoir. La malgachisation de la culture prônée par le régime, la popularité du protest song et la rareté des instruments électriques provoquée par la fermeture économique du pays provoquent un retour à l’acoustique. C’est la naissance du tsentsigat (folk malgache) incarné par le député Dama Mahaleo. Dans les années 1980, la détérioration du climat politique et économique (régime dictatorial, piratage musical) ainsi que la percée des musiques africaines en Occident poussent les artistes à s’exiler.

Reconnaissance internationale

Il faut attendre les années 1990 pour assister à la reconnaissance internationale des artistes malgaches. L’harmoniciste Jean Emilien reçoit le prix Hohner à Détroit en 1991, Le bassiste Sylvin Marc adepte d’un jazz malgache joue avec les grandes pointures du jazz français , Solorazaf producteur et guitariste virtuose est classé parmi les dix meilleurs guitaristes de France, Rakoto Frah, le maître de la sodina et membre du groupe Feo Gasy, reçoit un hommage solennel à la Cité de la Musique à Paris en 2001 à l’occasion de sa disparition. Son phrasé unique sera d’ailleurs salué par le jazzman Ornette Coleman comme «~un des meilleurs du monde~». Rossy est lancé par le rocker Peter Gabriel. L’ accordéoniste Régis Gizavo est sollicité par toutes les grandes pointures de l’accordéon jazz (Galliano, Azzola) Erick Manana reçoit en 1997 le prix de l’Académie Charles Cros mais on peut citer également D’Gary, le virtuose de la guitare, Jaojoby le roi du salegy et Tao Ravao le bluesman. Au Canada, Madagascar Slim propose un blues malgache.

Styles nouveaux

Tandis que le rap (le groupe Fab) et le rock (Apostol Rock et Karadraka, Dillie) se font une petite place sur la scène nationale, l’Occident découvre aujourd’hui les richesses vocales de l’île avec des groupes comme Salala, Fenoamby, Vaovy et Njava relayés au pays par Tsimihole au style beko, Bruno Malala adepte d’un gospel malgache et Tarika plongeant aux sources africaines et indonésiennes de la musique malgache.

Riche par sa puissance rythmique et sa richesse mélodique, la scène malgache a encore de beaux jours devant elle. N’oublions pas qu’en 1930 triomphait à Broadway, Andy Razaf, auteur des paroles de grands classiques du jazz comme «~Honeysuckle Rose~» interprété par Louis Armstrong et Django Reinhardt !!

Madagascar is inhabited by people from various origines : Indonesian, African, European and Arabic. The “Big Island” is the land of stringed instruments – the jajovoato, the kabosy, the marovany and the valiha – and of polyphonies.

Hiragasy and Madagascan operetta

Ludger

Ludger

European istruments were introduced into Madagascan music in the 19th century. Along with flutes and trumpets, they formed the basis of the first large bands wich appeared in the 1920s. They accompanied the hiragasy or mpilalao. In the 1930s, the style in vogue was operetta or kalon’ny fahiny, personified by the Jeannette troupe. Kalon’ny fahiny was to dominate Madagascan music for decades with the Railovy brothers, Odeam Rakoto, Ludger, Henry Ratzimbazafy and composers Roland Rabelison and Naly Rakotofirina.

Ba gasy and salegy

Erik Manana

Erik Manana

In the 1940s, central ba gasy style became popular with Rosamy Gitara, Razilinah Randrianarivelo and Paul Ratianarivo transposing the valiha music to the guitar. Erick Manana rediscovered this style in the 1990s.
Elizabeth Raliza’s Association Folklorique de la Côte Est founded modern salegy music, first federative style of the island in 1959 with “Viavy Rose “, “ the big salegy hit”. Salegy took off in a big way, carrying through into the 1980s with hits by Mily Clement, Feon’ala, Ninie and the « king of salegy » Eusèbe Jaojoby.

Madagascan folk and exile

mahaleo.jpgIn 1975, Marxist leader Didier Ratsiraka came to power. A return to acoustic music soon followed for a combination of reasons : the regime encouraged a purely Madagascan culture, protest songs became popular and the country’s economic isolation meant electric instruments were hard to obtain. Tentsigat folk music was the result, personified by Dama Mahaleo. With widespread piracy and a deteriorating economy, the country’s music market declined and many musicians moved to the West. This exile was to be explained as well by the growing success of African music in Europe.

International recognition

Rakoto Frah

Rakoto Frah

In the 1990s, Madagascan musicians started to get international recognition. Harmonicist Jean Emilien won Detroit’s Hohner competition in 1991. Bass player Sylvin Mark plays with the main figures of Jazz Scene. Solo Razaf, has been classified among the 10 best guitar players in France. The Cité de la Musique Museum in Paris organized a Tribute to Flute master Rakoto Frah when he died in 2001. His unique technique had been defined by Ornette Coleman as one of the most beautiful in the world. Multi-instrumentist and singer Rossy has been launched by Peter Gabriel. Accordionist Regis Gizavo plays with the stars of French jazz. Erick Manana received the Académie Charles Cros music Award in 1997. One can quote as well guitarist D’Gary, the “king of Salegy “ Jaojoby and bluesman Tao Ravao.

New styles

tarika.jpgWhile rap and rock music has arrived on the national scene, the Western world started discovering the wide range of Madagascan polyphonies with Salala, Vaovy et Njava. Tsimihole is becoming popular by singing in the beko style and Bruno Malala and Yela have been adopting a Madagascan gospel. Based in London, Tarika finds inspiration in both african and indonesian roots of Madagascan music. Rich by its wide range of melodies and its rhythmic power, Madagascar has a bright future . Let’s recall the work of Andry Razaf, a Madagascan lyrics author who made a name for himself on Broadway in the 1930s with “Honeysuckle rose”, a classic played by Louis Armstrong and Django Reinhardt !!

À propos de l'auteur

Sylvie Clerfeuille

Sylvie Clerfeuille

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