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Trompes banda linda

Trompes banda linda

Chants à penser et trompes

La scène traditionnelle centrafricaine est dominée par les polyphonies pygmées et les musiques des Nzandé et des Nzakara, jouant des harpes et des xylophones. Tandis que les Gbaya préfèrent les sanzas et “les chants à penser”, les Banda se sont fait connaître par leurs ensembles de trompes. Certaines musiques traditionnelles sont en extinction comme les musiques des anciennes cours royales Bandia.

Jimmy à la guitare hawaïenne

Jimmy Banguissois

Jimmy Banguissois

Dans les années 1950 apparaissent les premières musiques orchestrées influencées par le Congo Léopoldville voisin. En effet, tous les artistes centrafricains se rendent à Léopoldville et Brazzaville pour diverses raisons: toutes les structures de production se trouvent dans ces deux pays et attirent des artistes de toute l’Afrique centrale, Radio Brazzaville qui possède un émetteur très puissant diffuse du hilife Ghanéen, des musiques cubaines et de la rumba congolaise, la culture bantoue qui véhicule les mêmes sensibilités musicales fait de l’Afrique centrale un milieu culturel très homogène.

C’est d’ailleurs dans ce milieu que va s’imposer le fameux Jimmy de la Hawaïenne (Zacharie Elenga aussi surnommé Jimmy Banguissois puisque originaire de Bangui) qui est de mère centrafricaine et de père congolais. Il se fait connaître par ses duos avec le chanteur angolais Paul Mwanga et surtout il impose son fameux vibrato de guitare qui va inspirer des dizaines de guitaristes comme le fameux Dechaux que l’on surnommera même «~petit Jimmy~». Certains suivront comme Jean Marc Lesoi, Jean Magalet, Dominique Eboma, Prosper Mayele, Bekpa qui reprennent des morceaux populaires cubains et ghanéens…

Une musique de professeurs

le Vibro Succès

le Vibro Succès

Après ces pionniers, ces chansonniers des années 1950, apparaissent comme au Congo, dans les années soixante, les premiers orchestres. Mais il n’y a pas à proprement parler de musiciens professionnels. C’est une musique de professeurs, on peut citer Prince Mayele et Mbekpa qui fondent le Vibro Mayos (1963). Il se produit dans les fêtes privées et les bars de la capitale comme le «~Mbiyé~», le dancing le plus coté de Bangui. De ce groupe pionnier vont émerger deux groupes rivaux, le Vibro Succès créé par Bekpa et le Centrafrican Jazz de Prosper Mayele.

Il y a également à cette période une autre formation qui domine, le Commando Jazz, un groupe formé de militaires qui joue surtout une musique de fanfare. Dans une scène dominée par les reprises des stars congolaises comme Kabasele, Franco, Rochereau commence à se dessiner une musique nationale. Chacun impose son propre style : Prosper Mayele est reconnu comme un excellent guitariste et Bekpa «~Beckers~» est un saxophoniste réputé.

Années 1970

Formidable musiki

Formidable musiki

Dans les années 1970, avec le Tropical Fiesta de Charlie Perrière puis Formidable Musiki de Thierry Yezo, le statut de musicien professionnel se dessine…De plus en plus de jeunes aspirent à être musiciens professionnels et se lancent dans la carrière.

Apparaissent à cette époque une pléthore de groupes comme Canon Stars, Super Stars, le Commando Jazz, le Makembé de Ferreira, Formidable Musiki de Thierry Darlan « Yezo » (1974), un des plus célèbres, Tropical Fiesta de Charlie Perrière (le doyen), et le Centrafrican Jazz, toujours très populaire au sein d ela jeunesse et des femmes. Certains artistes deviennent des artistes officiels, sollicités par l’Empereur Bokassa comme Charlie Perrière qui deviendra même ministre de la Culture ou Beckers et son Vibro Succès. Le Vibro Succès représentera même la Centrafrique en 1974 au Festival de la Francophonie au Québec où il décrochera une médaille d’or. Un des rares évènements qui marquent une reconnaissance internationale de la musique centrafricaine.

Mais par manque de moyens (peu d’artistes arrivent à enregistrer des disques), pour fuir les pressions politiques (Beckers se déclare las d’être obligé de chanter les louanges du président, Prosper Mayele est jeté en prison par Bokassa) ou tout simplement pour étudier, la plupart des musiciens centrafricains vont s’exiler en Europe et surtout à Paris : Bigao, Lea Leanzi, Charlie Perrière, Sultan Zembellat, Léoni Kangala. Et c’est paradoxalement dans cette terre d’exil que ces musiciens éprouvent le besoin de mettre en partition pour la première fois les rythmes centrafricains. Cela aboutira à une composition collective (Saladin, Sultan Zembellat, Charlie Perrière, Bigao, Lea Leanzi et Thierry Yezo), une modernisation des chants pygmées.

Un début de recherche musicale<Laetitia ZonzambeLaetitia Zonzambe[/caption]

Dans les années 1980, s’amorce une recherche musicale. Papa Bhy Gao lance le mboyo, un rythme puisé dans le folklore national et Jude Bondeze va intégrer le mambo, un rythme et une danse traditionnelles du pays à une musique dominée par le makossa du Cameroun, les guitares rythmiques de la rumba congolaises, le funk et la biguine. Comme beaucoup d’artistes centrafricains, il compose ses textes en sango, la langue officielle du pays qui a une très grande importance dans l’expression de l’identité et de la culture centrafricaine. Dans les années 1990, de nouveaux artistes s’imposent comme le groupe Ndai Ndai qui effectue un retour aux sources des différentes musiques du pays et Bibi Tanga, créateur du Bluesypop, fusion de blues et de hip hop. Kotangbanga qui s’impose sur les festivals hip hop d’Afrique centrale.
sumahiphop.jpgEn 2007, l’Alliance française de Bangui (Afb) lance le Sümä Hip-hop (rêve en sango) le 1° festival centrafricain de Rap qui s’internationalise à l’occasion de sa deuxième édition placée sous le parrainage du rappeur sénégalais Didier Awadi, de Freddy Massamba, Directeur artistique du Gabao Hip-hop et de Saintrick, artiste congolais venu du Sénégal. Ce festival attire plus de 12000 personnes chaque année.

Sources : http://sangonet.com, http://Maziki.free.fr et http://www.banguiweb.com, http://www.afriblog.com/. Merci en particulier à Sultan Zembellat, un ami aujourd’hui disparu, grand promoteur de la culture centrafricaine pour ses autorisations d’emprunt d’informations et de documents, à Victor Bissengué, qui m’a beaucoup aidé voici ,quelques années, lors de l’émission que j’avais consacrée à la musique centrafricaine sur RFI, à Jude Bondeze, lui aussi aujourd’hui disparu, qui a animé avec Sophie Ekoué et moi-même l’émission, Archives Musicales sur RFI. map-centrafrique.gifSongs for reflexion and horns

Central Africa traditional scene is dominated by pygmy polyphonies and Nzandé and Nzakara music played with harps and xylophones. Gbaya prefer sanzas and ‘Songs for reflexion’, Banda are known for their horns sections. Some traditional music is disappearing as the former Bandia Royal Court music.

Jimmy with the hawaïenne guitar

In the 1950s, came on stage the first orchestral music influenced by neighbouring Congo. In fact, all centrafrican musicians used to go to Léopoldville and Brazzaville for various reasons: production structures were concentrated in both Congos, Radio Brazzaville had a powerful transmitter and broadcasted Ghanaian highlife, Cuban music and Congolese rumba, bantu culture which conveyed the same musical feeling made of Central Africa a very homogeneous cultural environment.
Son of a Central African mother and of a Congolese father, Zacharie Elenga was known under the name of ‘Jimmy de la Hawaienne’ but was also called ‘Jimmy Banguissois’ refering to his birthplace, Bangui. He made famous with his vibrato skill inspiring then dozens of guitarists among whom Dechaux later named ‘little jimmy’. A few musicians and chansonniers emerged at the time : Jean Marc Lesoi, Jean Magalet, Dominique Eboma, Prosper Mayele, Bekpa who resumed Ghanaian and Cuban hits.

A music of teachers

In the 1960s, orchestras dominated the music scene but musicians were amateurs. Most of them were in fact teachers among whom Prince Mayele andt Mbekpa. They used to perform in private shows and bars. ‘Le Mbiyé’ was the most popular dancing of Bangui. Another leading group, The Commando Jazz, a brassband founded in 1960 by Army members divided later into two rival groups, the Vibro Succès created by Mbeka and The Centrafrican Jazz of Prosper Mayele. Until then, most musicians used to resume Kabasele, Franco and Rochereau’s hits. Thanks to Prosper Mayele who created his personal guitar skill and to Bekpa ‘Beckers’ famous for his sax touch, a musical identity was born.

The 1970s

In the 1970s, the statute of professional musician took shape with The Tropical Fiesta of Charlie Perrière then with Musiki of Thierry Yezo. An increasing number of young people lauched out in a musical career and the government decided to offer instruments to artists. Many groups appeared on the national stage : Canon Stars, Super Stars,Commando Jazz, Makembé of Fereira, Musiki of Thierry Darlan and Tropical Fiesta of Dean Charly Perrière, the leading band. Some of them (Beckers and his Vibro Succès and Charly Perrière who became Culture Secretary of State) became official artists and were regularly sollicitated by Emperor Bokassa. In 1974, The Vibro Succès represented The Central African Republic at Francophony Festival in Quebec and got a gold medal, one of the few occasions national music got an international recognition.

Most musicians, Bigao, Lea Leanzi, Charly Perrière, Sultan Zambellat, Léonie Kangala went into exile in Europe and especially in Paris for numerous reasons : they couldn’t afford recordings, they fled political pressures (Beckers declared he was tired to have to praise the President) or they just wanted to study. It is paradoxically in that ground of exile, that these musicians tested the need to put in partitions Central African rhythms. That led to a collective composition (Saladin, Sultan Zembellat, Charly Perrière, Bigao, Lea Leanzi and Thierry Yezo), a modernization of Pygmy songs.

A beginning of music research

In the 1980s, a music research started. Papa Bhy Gao launched mboyo, a rhythm drawn from national folklore and Jude Bondeze privileged mambo, a traditional rhythm and a dance. A new musical attitude in a country dominated by funk, biguine, makossa of Cameroun and rhythmic guitars of Congolese rumba.

As many Central African artists, his lyrics were in sango, the official language and a symbol of Central African identity and culture. In the 1990s, new artists came in the spotlights : Tchuna Katchu, Ndai Ndai Band which made a roots revival and Bibi Tanga, creator of Bluesypop, a fusion of blues and hip hop.

Sources : sangonet.com and Maziki.free.fr

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Sylvie Clerfeuille

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