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map-ethiopie.gifGénéralités

La musique éthiopienne se situe entre la tradition musicale subsaharienne – une grande variété de rythmes dans un même morceau, des chants de gorge aux mélodies utilisant des harmonies qu’accompagnent de battements de mains et de percussions – et la tradition islamique – un seul rythme par morceau accompagné d’un instrument à cordes, d’une percussion et de voix nasales n’utilisant pas d’harmonies dans les mélodies.

Le Balawi (musique traditionnelle éthiopienne)

Dans la musique traditionnelle éthiopienne, la voix est nasale, sans harmonies, ne fait appel qu’à un seul chanteur et à son instrument (le masinko, le krar ou le begenna). Le chant ne peut être en aucun cas séparé de son accompagnement instrumental, des danses et des frappes de mains. C’est un chant anti-phonal, improvisé construit sur quatre gammes pentatoniques. On trouve également la musique d’église respectant le système de notation conçue au VIIe siècle par Saint Yared.

La Zemenawi musika (musique moderne)

L’impératrice Zewditu et le Ras Teferi Mekonnen

Rastafari Mekonnen

Rastafari Mekonnen

Dans sa thèse, le Professeur Ashena situe la naissance de la musique moderne éthiopienne en 1917, date de l’accession au trône de l’Impératrice Zewditu (1917-1930). «~A cette époque en Ethiopie, s’affirme un intérêt très grand pour les idées et les attitudes occidentales encouragé et même initié par le prince héritier le Ras Teferi Mekonnen. Deux forces se trouvent alors en présence : les «~traditionalistes~» dont l’Impératrice prend la tête et les «~progressistes~» qui suivent le Ras Teferi et finissent par triompher~».

Influence occidentale

A cette période, l’éducation de masse est développée, les écoles publiques occidentales fleurissent. Le premier professeur de musique étranger est Kevork Nalbandian (compositeur de l’hymne national de l’époque). Cet Arménien d’origine est employé par le Ras Teferi pour organiser et diriger la Fanfare militaire éthiopienne. En 1924, des instruments sont importés d’Europe pour équiper la fanfare.

Théâtres et écoles de musique

Kevork Nalbandian

Kevork Nalbandian

Le premier dance band est officiellement créé par la municipalité d’Addis Ababa en 1947 et son premier directeur musical et arrangeur est Nerses Nalbandian, le fils de Kevork Nalbandian. Le groupe, les instruments, les concerts, les sonorités sont largement influencés par les styles Afro-Américains. L’école de musique Yared (1946), l’Association patriotique éthiopienne (1940) et le Théâtre Haïlé Selassié (1955) développent une recherche musicale tentant un compromis entre folklore éthiopien et rythmes importés.

L’Age d’Or

L’Age d’Or de la musique éthiopienne s’inscrit dans les années 1950/1960, une époque marquée par le rock, le jazz, la pop et la Soul Music. La pop éthiopienne propose alors un compromis entre les voix nostalgiques et modulées des Azmaris (les griots éthiopiens) et le swing des guitares et des cuivres sur fond de jazz et de fanfares. Les plus grands chanteurs des années 1960 sont Girma Beyene (un compositeur majeur de cette époque), Mahmoud Ahmed, la star internationale, la diva Bizunesh Bekele aux accents soul, Hirut Bekele, Alemayu Eshete, le James Brown éthiopien et Lemma Demissew influencé par le rock & Roll.

La nouvelle vague

Dans les années 1980, plusieurs artistes s’exportent enfin vers l’Occident comme Mahmoud Ahmed accompagné du Roha Band et Mulatu Astatké, initiateur de l’ethio-jazz. Une nouvelle génération de chanteuses s’impose dans les années 1990/2000 dont Aster Aweke basée à Washington, Netsanet Mellessé, chanteuse attitrée du Wallias Band, Gigi, star de la pop, qui collabore avec David Byrne, son époux, et Minyeshu basée aux Pays Bas, élaborant un style entre sonorités éthiopiennes, country et jazz-rock.

Teddy Afro, Jacky Gosee : new pop et reggae

Dans les années 2000 émerge une nouvelle forme de pop très pulsée popularisée par des artistes comme Teddy Afro (qui la fusionne au reggae et puise également dans le patrimoine de l’âge d’or, Jacky Gosee inspiré par Fitsum Yohannes, Temesgen Goa alias Kichini,, Wendy Mak, Milly Wessy, Abraham Gebremedhin, Abrham Belayneh, Emebet Negasi et Abinet Agonafir.

map-ethiopie.gifGeneral information

Ethiopian music can be situated between sub-Saharan musical tradition – a large variety of rhythms in a same piece, throat songs accompanied by hand clappings and percussions – and Islamic tradition – one single rhythm per piece accompanied by a string instrument, one percussion and nasal vocals.

Balawi (traditionnal ethiopian music)

In Ethiopian traditional music, vocal is nasal, without harmony. It is performed by one single singer and his instrument (the masinko, the krar or the begenna). The song is strongly linked to instrumental accompaniment, dances and hand clapping. It is an improvised, anti-phonal song built on four pentatonic scales. One also finds music of church respecting the marking system conceived in the VIIth century by Saint Yared.

Zemenawi musika (modern music )

Empress Zewditu and Ras Teferi Mekonnen

In his thesis, Professor Ashena, an Ethiopian musicologist, locates the birth of Ethiopian modern music in 1917, date of the accession to the throne of Empress Zewditu (1917-1930). ‘This time in Ethiopia affirmed a very large interest for Western ideas and attitudes encouraged and even initiated by the crown prince, Ras Teferi Mekonnen. Two forces were then in presence: the ‘traditionalists’ whose Empress took the head and the ‘progressists’ who followed Ras Teferi Mekonnen and ended up triumphing.’

Western Influence

At this period, mass education has been developed and Western public schools multiplied. The first foreign music teacher was Kevork Nalbandian (type-setter of the national anthem of the time). This Armenian artist was employed by Ras Teferi to organize and direct the Ethiopian military Brass band. In 1924, instruments were imported from Europe.

Theatres and music schools

The first dance band was officially created by Addis Ababa town hall in 1947 and its first musical director and arranger was Nerses Nalbandian, Kevork Nalbandian’s son. The band, the instruments, the concerts, the music touch were largely influenced by African-American styles. Yared music school (1946), Ethiopian patriotic Association (1940) and Haïlé Selassié Theatre (1955) developed a music between Ethiopian folklore and imported styles.

The Golden Age

The Golden Age of Ethiopian music fits in the 1950’s/1960’s, a period influenced by rock’n’roll, jazz, pop music and soul Music. Ethiopian Pop music was then a compromise between the nostalgic and modulated vocals of Azmaris (Ethiopian griots) and guitars and horns swinging on jazz and brass band music.The most famous singers of the 1960’s were Girma Beyene (a major composer of that time), international pop star Mahmoud Ahmed, Alemayu Eshete, the ‘Ethiopian James Brown’ and Lemma Demissew influenced by rock & Roll.

About the author

Sylvie Clerfeuille

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