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map-guineebissau.gifEntre culture mandingue et lusophone

Entre cultures mandingues et lusophones, la Guinée Bissau est traversée par divers courants musicaux. Chaque ethnie du pays possède un rythme dominant : les percussions utilisées sont le bloum-bloum ou tambour d’appel et le mandaga, un jeu de trois tambours : un sabar (solo) et deux koutils (basse et rythmique). Certaines ethnies rajoutent un quatrième tambour, le boumbouloum ou bambol, un tambour d’appel. Les rythmes les plus courant sont le brassa joué par les Ondames du Centre, les Mankagnes et les Mandjaks du Nord (repris dans tout le pays) et le nalou du sud.

Malam Camaleon et José Carlos Schwartz

José Carlos Schwartz

José Carlos Schwartz

Ces divers styles musicaux sont revisités dans les années 50/60 par Malam Cameleon, fin connaisseur du patrimoine national. En 1969 naît le Kubiana Jazz (futur Orchestre National), groupe pionnier du pays qui rénove les musiques traditionnelles, chante en créole et s’engage dans la lutte pour l’indépendance. Son chanteur et leader José Carlos Schwartz, emprisonné en 1971 sous la dictature de Salazar et mort en 1977 dans un étrange accident d’avion à la Havane, fut un compositeur-poète à la fois prolifique te polémique. Sa combinaison de rythmes locaux et de musiques caribéennes, brésiliennes et portugaises a inspiré de nombreux artistes de tout l’espace lusophone dont Voz di Cabo Verde, l’Angolais Bonga et la formation Issabary.

Goumbé et koussoundé

nkassa.jpgCélèbre au Portugal pour son style bouillonnant alliant la rumba congo-zaïroise aux rythmes syncopés du goumbé de Bissau (à base de percus) et du koussoundé des Balantes (joué avec le boumbouloun, long tam-tam effilé), Issabary fait partie de la nouvelle vague bissau-guinéenne porteuse de divers courants musicaux. La tendance mandingue est développée notamment par Kaba Mané, adepte du koussoundé et du madiana, et Salvador Tchando Ambalo aux accents peuls. Quant à Nkassa Cobra, Tabanka Jazz, Maio Cooperante, Naka Ramiro (spécialiste de goumbé), José Zemanel et le groupe Super Mama Djambo d’Adriano Atchutchi (auteur-compositeur), ils contribuent au rayonnement du goumbé des lambats (griots). map-guineebissau.gifA country between mandingo and lusophone cultures

Guinea Bissau has both mandingo and lusophone cultures and various musical styles. Each people has a major rhythm. One can find percussions as bloum bloum, a call drum and mandaga, a set of three percussions : one sabar (solo drum) and two koutils (bass and rhythmic). Some people add a fourth drum, boumbouloum or bambol, a call drum. Most frequent rhythms are brassa rhythm played by Ondames of Central Guinea, Mankagnes and Mandjaks of the Nord (a rhythm resumled by the whole country) and Nalou rhythm of the South.

Malam Camaleon et José Carlos Schwartz

These various styles have been re-interpreted in modern arrangements in the 1950s/1960s by various artists and especially Ze Manel and Malam Cameleon, a fine expert of national patrimony. In 1969 was founded the Kubiana Jazz (the future National Orchestra), a foundational band of that roots revival. They sang in kriol and were committed in the struggle for independence. Kubiana Jazz’s singer and leader José Carlos Schwartz, was emprisoned in 1971 under Salazar dictatorship and died in 1977 in a mysterious plane crash in Havana, Cuba. José Carlos Schwartz was a prolific ancd polemic composer and a poet. His fusion of local rhythms and of caribean, brazilian and portuguese music inspired many artists in afro-lusophone countries : Voz di Cabo Verde, Bonga from Angola and Issabary, a national band. Formed in 1974 by Atchutchi, Super Mama Djombo electrified roots music, reinvented kriol and made famous with ‘Pamparida’ hit.

Goumbé and koussoundé

Issabary got popular in Portugal with a boiling style merging congolese rumba, goumbe rhythms from Bissau and koussounde of Balante people played with boumbouloum. Issabary belongs to the new generation of bissau guinean music re-inventing deep-rooted rhythms. The mandingo style has been developped by Kaba Mane, an adept of koussoundé and madiana and Salvador Tchando Ambalo who privileged peul singings. Nkassa Cobra, Maio Cooperante, Naka Ramiro, José Ze Manel and Super Mama Djambo of Adriano Atchutchi (author and composer), promote goumbe rhythm played by lambats (griots).

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Sylvie Clerfeuille

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