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“1.030.700~km² - 2.600.000~h .030.700~km² - 2.600.000~p”

map-mauritanie.gifPeuplement

Vaste territoire de 1 million de km2 et de 2 millions d’habitants, la Mauritanie est peuplée à l’origine par les Balfours, ancêtres des Soninkés. Au IIIe siècle avant JC, elle accueille les Berbères Sanhadja et devient un état unifié au XIe siècle quand les Almoravides mettent en échec l’Empire du Ghana. Fortement islamisée et peuplée d’une minorités de Toucouleurs, Soninkés, Wolofs et Bambaras qui occupent le sud du pays, la Mauritanie demeurera sous contrôle almoravide jusqu’au XVIIe siècle. Un peuple bédouin, les Maqils, domine alors le pays tandis que les grandes puissances occidentales commencent à s’intéresser aux opportunités commerciales qu’offfrent la Côte. Soumise au XIXe siècle au pouvoir indirect du Sénégal, elle se trouve également sous influence française jusqu’en 1969, date de son indépendance.

La musique au XXe siècle

Peuple pastoral dans sa grande majorité, la Mauritanie a développé au cours des siècles une musique véhiculée par les iggawen qui mêlent influences du monde arabe et d’Afrique noire. Ce style s’urbanise dès les années 40 quand la population d’origine pastorale évolue vers un mode d’existence plus urbain.

Il faudra attendre les années 70 pour voir l’apparition des premiers instruments électriques. Trois artistes dominent cette première étape de la modernisation : Dimi Mint Abba, Khalifa Ould Eide et Lou Baba El Midah.

Dans les années 80, jazz, soul, rock et funk influencent la musique nationale, faisant émerger des artistes comme Tahra Mint Hembara aux textes engagés et à la carrière internationale.

Dans les années 90, une nouvelle génération de femmes, Kartouma Bint Chikli , Elalya Mint El Meyda, Mawa Mint Abba et Mouna Hembara révolutionnent la scène nationale en modifiant les structures orchestrales et le contenu des textes. Dans ses deux albums internationaux Desert of Eden (1998) et Dunya (2003), Malouma, la nouvelle voix de la musique maure, innove en proposant un style réunissant musiques noires et blanches de Mauritanie. Depuis 2004, l’artiste Daby Touré mêlant folk, blues, pop et sonorités mandingues, fait une carrière remarquée en Europe.

Influences

mauritanie.jpgLes musiques d’Afrique de l’Ouest (Mali, Guinée, Sénégal, Gambie) sont très écoutées en Mauritanie mais les musiques occidentales et surtout le chaâbi, musique populaire arabe, dominent la scène. L’industrie musicale en Mauritanie est pratiquement inexistante et les seuls enregistrements d’artistes sont effectués par la radio nationale. Les salles de spectacles sont rares et les musiciens se produisent essentiellement dans les fêtes privées. 1 million km2 and 2 million inhabitants, was originally populated by Balfours, ancestors of soninkés. In IIIe century before JC, it welcame Berber Sanhadja and became a unified state in XIe century when Almoravides overcame the Empire of Ghana. Strongly islamized and populated of minorities of Toucouleurs, Soninkés, Woloffs and Bambaras which occupied the south of the country, Mauritania remained under almoravide control until the XVIIe century. Maqils, a Bedouin people, dominated the country then while the Western great powers started to be interested in the commercial opportunities of the Coast. In the XIXe century, the country was submitted to the indirect power of Senegal and was under French influence until 1969, date of its independence.

Music at the XXe century

Mauritania, a pastoral people, developed during the centuries a music conveyed by the iggawen which fused Arabic and African influences. This style urbanized in the Forties when the pastoral population evolved to a more urban mode of existence.
In the Seventies appeared the first electric instruments. Three artists dominated this first stage of modernization: Dimi Mint Abba, Khalifa Ould Eide and Lou Baba El Midah.

In the Eighties, jazz, soul, rock’n’roll and funk influenced the national music, revealing artists like Tahra Mint Hembara, who sang protest songs and toured all over the world.

In the Nineties, a new generation of women, Kartouma Bint Chikli, Elalya Mint El Meyda. Mawa Mint Abba and Mouna Hembara revolutionized the national scene by modifying the orchestral structures and the contents of the lyrics. In her two international albums, Desert of Eden(1998) and Dunya (2003), Malouma, the new voice or Moorish music, innovated by proposing a style merging black and white musics of Mauritania.

Influences

Music of West Africa (Mali, Guinea, Senegal, Gambia) is quite popular in Mauritania but Western music and chaâbi, a popular Arabic music, dominate the scene. Music industry is practically non-existent and the only recordings of artists are carried out by the national radio. The theatres are rare and the musicians mostly performed in festivals.

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Sylvie Clerfeuille

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