situ
“27.834~km² - 5.700.000~h 27.834~km² - 5.700.000~p”

map-burundi.gifHutus, Tutsi et Twa

Peuplé de 85 % de Hutus (bantou) , de 14% de Tutsi ( hamitic) et de 1% de Twa (pygmées), le Burundi accueille également des réfugiés rwandais et congolais, des Européens et des Asiatiques.

Le peuple originel du Burundi est le peuple batwa (pygmée). Au XIVe siècle arrivent des fermiers bahutu tandis que les Tutsi, peuple d’éleveurs, s’installent dans la région entre le XV° et le XVIe siècle. Ils dominent bientôt la région et y fondent un royaume au début du XVIe siècle. Bien que les Hutus, les Twa et les Tutsi aient des cultures distinctes, ils ont construit un langage commun, le kirundi…

Les tambourinaires royaux : une exaltation des vertus de la royauté

Une culture centrée sur la musique et la danse exalte les vertus de la royauté. Ces danses et cérémonies animées par les tambours royaux sont devenues une image de marque du pays. Depuis les années 1960, ces artistes ont commencé à se produire dans le monde entier.

Aujourd’hui, les tambours ne sont plus ni royaux ni sacrés. Les tambourinaires créent leurs propres rythmes et ont troqués leurs vêtements traditionnels en écorce de ficus pour des tenues blanches et rouges. Le festival annuel Umuganuro fut longtemps l’occasion de valoriser ce patrimoine traditionnel et notamment les danses de cour (intore) rythmées par les Karyenda ( les tambours royaux).

Le Burundi possède également des chants de travail, dans la région de Musigati en particulier, accompagnant les métiers traditionnels dont le travail du cuivre. Mais en 1966, depuis la chute de la monarchie et surtout après le massacre des Hutus en 1972, cette culture a perdu de sa force.

Une culture exilée

Si les tambourinaires royaux ont popularisé leurs tambours dans le monde entier , dans les années 1980 émerge une scène contemporaine avec des artistes comme Khadja Nin, Eric BaranyanKa , Ciza Muhirwa entre autres, vivant tous en Europe. Entre jazz, pop et chants traditionnels , ces artistes ont créé des associations en Belgique, le principal pays d’accueil de cette communauté pour diffuser leur culture en Europe.

En août 2001, la musique burundaise était même à l’honneur au Canada, au Parc Safari qui a réuni dans un festival des artistes contemporains comme Léonce Ngabo, Jean Christophe Matata et Aron Tunga. Artiste spécialisé dans le ndombolo, Léonce Ngabo s’est rendu célèbre avec les titres «~Ehe~», «~Simoni Yananiye~» et «~Mwana Wa Mama~», dédiées aux enfants du Burundi. Entre reggae et zouk, Jean Christophe Matata s’est fait connaître avec «~Nagira ngende kumuraba~», «~Ndagukunda Faraziya we!~» et «~Yudita aratang’inzoga~» et s’est improvisé producteur à Bruxelles. Mais c’est avant tout Aron Tunga, artiste jazzy installé à Toronto, qui a animé ce festival symbole de la réconciliation des Burundais. Une nouvelle génération d’artistes voit aujourd’hui le jour avec Steven Sogo, John Chris, Kidum, Boudy Magloire, Baby John, Africa Nova, Goreth Amabano, Canjo Amisi, Kirundo G., Nkeshimana E.

Diversité culturelle et festival de la Paix

Au Burundi , aujourd’hui, des structures se mettent peu à peu en place : avec l’aide de l’Unesco, le Burundi tente de valoriser la diversité culturelle et de stimuler ses industries culturelles. Les objectifs d’un ministère au budget néanmoins très faible est de mettre sur pied une commission chargée d’inventorier le patrimoine culturel et musical. En 2001 et 2002, l’ ONG International Search for Commons Ground a organisé au Burundi un festival dédié à la Paix comprenant des activités culturelles diverses : musiques, danses, théâtre, poésie. Ont ainsi émergé des groupes contemporains et traditionnels comme Galaxy Band, Pyramid, Nakaranga, Noise of peace, I-Roots et The Weepers of Africa ainsi que des artistes comme Cédric Bangy, Emelance Emy Niwizere, Francis Muhire, Maisha Mustafa, Evode Ntahonankwa, Edwige Mbonimpa. Le jeune batteur Méschack Niyonkuru apparait comme un jeune talent prometteur. Dans les années 2010, l’organisation des Toptentube Awards organisés à l’Institut Français du Burundi voit l’émergence des groupe Lion Story, Peace & Love et de l’artiste de gospel Fabrice Nzeyimana. L’artiste Anne-Marie Mutesi été élue meilleure chanteuse de gospel de l’année pour le Burundi au Groove Awards 2012. De nombreux artistes burundais participent aux Pam (Pearls of Africa Music Awards) qui récompensent chaque année des artistes d’Afrique de l’Est. Alfred et Bernard valorisent les courants et les instruments traditionnels du Burundi et s’imposent sur la scène régionale à l’occasion des East African Music Awards. map-burundi.gifHutus, Tutsi et Twa

Populated with 85 % of Hutus (Bantu), 14 % of Tutsi ( hamitic ) and 1 % of Twa (pygmies), Burundi also welcomes Rwandan and Congolese refugees, Europeans and Asiatics.The original people of Burundi are the Batwa (pygmy). In the XIVth century arrived bahutu farmers whereas Tutsi breeders settled down in the area between the XVth and the XVIth century. Although the Hutus, the Twa and the Tutsi have different cultures, they built a common language, kirundi…

Royal drummers: a promotion of monarchy virtues

Burundi culture centred on music and dance promote monarchy virtues. Dances and ceremonies rhythmed by royal drums became a brand image of the country. Since the 1960s, these artists started to perform all over the world.

Nowadays, drums are neither royal nor sacred. Burundi drummers created their own rhythms and exchanged their traditional clothes made of ficus bark for white and red dresses. The annual Umuganuro festival was for a long time the occasion to value this traditional heritage, especially ‘Karyenda’ (royal drums) putting rhythm into ‘Intore’ (royal court dances).

Burundi also owns working songs from Musigati area. They accompany traditional crafts especially copper craft. But in 1966, since the fall of the monarchy and especially after the massacre of the Hutus in 1972, this culture decreased.

A culture in exile

If royal drummers popularized their music all over the world, in the 1980s appeared a contemporary scene with artists as Khadja Nin, Eric Baranyanga, Ciza Muhirwa among others, all of them living in Europe. Merging jazz, pop and traditional songs, these artists created associations in Belgium, the main host country of this community to spread their culture in Europe.

In August, 2001, Burundi music was honoured in Safari Park Festival, Canada, and gathered contemporary artists Léonce Ngabo, Jean Christophe Matata and Aron Tunga. Specialized in ndombolo, Léonce Ngabo made famous with the titles ‘Ehe’, ‘Simoni Yananiye’, ‘Mwana Wa Mama’, dedicated to Burundi children. Between reggae and zouk, Jean Christophe Matata was known with ‘Nagira ngende kumuraba’, ‘Ndagukunda Faraziya we’ and ‘Yudita aratang’ inzoga’ and became a producer in Brussels. Aron Tunga, a jazzman settled in Toronto animated this festival, a symbol of the reconciliation of the Burundians. A new generation of artists is born today with John Chris, Kidumu, Boudy Magloire, Baby John, Africa Nova, Goreth Amabano, Canjo Amisi, Kirundo G., Nkeshimana E.

Cultural diversity and Peace festival

Burundi, today, gradually creates structures. Supported by UNESCO, it attempts to develop cultural diversity and to stimulate its culture industry. Despise a low budget, the culture department decided to set up a commission to inventory cultural and musical heritage. In 2001 and 2002, International Search for Commons Ground, a NGO, organized in Burundi a Peace festival including music, dance, theatre and poetry. Thus emerged contemporary and traditional groups like Galaxy Band, Pyramid, Nakaranga, Noise of peace, I-Roots and The Weepers of Africa as well as artists like Cédric Bangui, Evode Ntahonankwa and Edwige Mbonimpa. Young drummer Méschack Niyonkuru is one of the promising talents.

À propos de l'auteur

admin

admin

Laissez un commentaire