“La guitare est l'instrument traditionnel caractéristique du Cap Vert. Chaque Capverdien qui joue dans la rue a une guitare. Le cavaquinho, c'est un instrument plus typique, c'est la force du rythme. Le cavaquinho est le seul instrument 100% portugais. Mais les capverdiens jouent le cavaquinho différemment des Portugais, plutôt à la manière des Brésiliens, plus rythmique.. La guitare est l'instrument traditionnel caractéristique du Cap Vert. Chaque Capverdien qui joue dans la rue a une guitare. Le cavaquinho, c'est un instrument plus typique, c'est la force du rythme. Le cavaquinho est le seul instrument 100% portugais. Mais les capverdiens jouent le cavaquinho différemment des Portugais, plutôt à la manière des Brésiliens, plus rythmique..”

Quelles sont pour vous les grandes références de la guitare au Cap-Vert ?

Luis Rendall et Humbertona. Luis Rendall est un compositeur qui a un peu dépassé les frontières de la musique du Cap Vert. Et ça, c’est bon parce que le Cap Vert est un pays, psychologiquement et métaphoriquement, qui n’a pas de frontières : quand vous vous promenez sur Dakar et que vous voyez les affiches des candidats, il y a trois fois plus de Capverdiens dans l’immigration qu’au Cap-Vert. Luis Rendall a apporté l’idée de show brésilien, de folk, de polka, de country music, de samba. Humbertona lui a enregistré un disque qui s’appelle «~Sodade~» (la version de Cesaria Evora). Ces deux artistes ont pour moi été les créateurs de la guitare capverdienne, l’un au niveau de la composition et l’autre au niveau de l’interprétation.

L’influence portugaise a été importante dans le jeu ?

Non. La tradition de la guitare capverdienne est venu du Brésil dans l’accompagnement, Cartola Pichingin, toute la musique traditionnelle du début du siècle, quand les instruments comme le cavaquinho et la guitare sont arrivés au Cap-Vert. Il a une façon de jouer qui a beaucoup marqué le Cap Vert.

Le cavaquinho est une guitare qui se joue beaucoup au Cap-Vert…

La guitare est l’instrument traditionnel caractéristique du Cap Vert. Chaque Capverdien qui joue dans la rue a une guitare. Le cavaquinho, c’est un instrument plus typique, c’est la force du rythme. Le cavaquinho est le seul instrument 100% portugais. Mais les capverdiens jouent le cavaquinho différemment des Portugais, plutôt à la manière des Brésiliens, plus rythmique…

Comment définiriez-vous le toucher capverdien ?

Depuis que nous sommes petits, on apprend à traiter la guitare comme une femme, à la toucher avec douceur et expression. Au Cap Vert, l’importance est donnée à la main droite. Tu peux jouer la même mélodie et la rendre tour à tour agressive ou nostalgique. C’est vraiment la douceur qui détermine notre esprit.

Peut-on parler d’une nouvelle génération d’instrumentistes ?

Oui, avec Paulino Vieira comme chef de file. C’est un «~polyglotte des instruments~». Quand il joue, il t’aide à mieux comprendre les autres instruments. Sa sensibilité, la force de son interprétation ont donné une dimension instrumentale à la musique capverdienne. Il a modifié la façon de concevoir la musique du Cap Vert. Tout ce qu’il fait avec les instruments n’est pas une relation pure avec les instruments. Les instruments sont une troisième voie pour dire ce qu’il sent, ce qu’il pense de la musique. Aujourd’hui, on voit émerger toute une école de guitaristes qui font d’autres choses : la sepultura, la revumenta, des artistes qui vont beaucoup aider la musique du Cap Vert à se faire connaitre dans le monde.

Pour en savoir plus :
voir les fiches instruments
l’histoire musicale du Cap-Vert
le livre «~Les musiques du Cap-Vert~» de Vladimir Monteiro. Quelles sont pour vous les grandes références de la guitare au Cap-Vert ?

Luis Rendall et Humbertona. Luis Rendall est un compositeur qui a un peu dépassé les frontières de la musique du Cap Vert. Et ça, c’est bon parce que le Cap Vert est un pays, psychologiquement et métaphoriquement, qui n’a pas de frontières : quand vous vous promenez sur Dakar et que vous voyez les affiches des candidats, il y a trois fois plus de Capverdiens dans l’immigration qu’au Cap-Vert. Luis Rendall a apporté l’idée de show brésilien, de folk, de polka, de country music, de samba. Humbertona lui a enregistré un disque qui s’appelle «~Sodade~» (la version de Cesaria Evora). Ces deux artistes ont pour moi été les créateurs de la guitare capverdienne, l’un au niveau de la composition et l’autre au niveau de l’interprétation.

L’influence portugaise a été importante dans le jeu ?

Non. La tradition de la guitare capverdienne est venu du Brésil dans l’accompagnement, Cartola Pichingin, toute la musique traditionnelle du début du siècle, quand les instruments comme le cavaquinho et la guitare sont arrivés au Cap-Vert. Il a une façon de jouer qui a beaucoup marqué le Cap Vert.

Le cavaquinho est une guitare qui se joue beaucoup au Cap-Vert…

La guitare est l’instrument traditionnel caractéristique du Cap Vert. Chaque Capverdien qui joue dans la rue a une guitare. Le cavaquinho, c’est un instrument plus typique, c’est la force du rythme. Le cavaquinho est le seul instrument 100% portugais. Mais les capverdiens jouent le cavaquinho différemment des Portugais, plutôt à la manière des Brésiliens, plus rythmique…

Comment définiriez-vous le toucher capverdien ?

Depuis que nous sommes petits, on apprend à traiter la guitare comme une femme, à la toucher avec douceur et expression. Au Cap Vert, l’importance est donnée à la main droite. Tu peux jouer la même mélodie et la rendre tour à tour agressive ou nostalgique. C’est vraiment la douceur qui détermine notre esprit.

Peut-on parler d’une nouvelle génération d’instrumentistes ?

Oui, avec Paulino Vieira comme chef de file. C’est un «~polyglotte des instruments~». Quand il joue, il t’aide à mieux comprendre les autres instruments. Sa sensibilité, la force de son interprétation ont donné une dimension instrumentale à la musique capverdienne. Il a modifié la façon de concevoir la musique du Cap Vert. Tout ce qu’il fait avec les instruments n’est pas une relation pure avec les instruments. Les instruments sont une troisième voie pour dire ce qu’il sent, ce qu’il pense de la musique. Aujourd’hui, on voit émerger toute une école de guitaristes qui font d’autres choses : la sepultura, la revumenta, des artistes qui vont beaucoup aider la musique du Cap Vert à se faire connaitre dans le monde.

Pour en savoir plus :
– voir les fiches instruments
– l’histoire musicale du Cap-Vert
– le livre «~Les musiques du Cap-Vert~» de Vladimir Monteiro.

À propos de l'auteur

Sylvie Clerfeuille

Sylvie Clerfeuille