“La musique kabyle, est une part de l'identité et de la culture kabyle, en Algérie. La musique traditionnelle de Kabylie est l'achewiq. La musique et les artistes kabyles bénéficient d'un certain rayonnement en Afrique du Nord, voire dans le monde arabe pour les chansons interprétées dans le registre arabo-andalou. Ainsi les Chaouis en Algérie et les Chleuhs au Maroc comprennent et écoutent la musique de Kabylie et les arabophones au Maroc, en Tunisie ou en Libye écoutent le chaâbi algérien.”

Achewiq

Musique traditionnelle de Kabylie, souvent chantée par les femmes, aborde des thèmes divers. Le mot « achwiq » signifie « phrase » en kabyle. Style musical autrefois réservé aux femmes pour exprimer un sentiment de joie ou de deuil. Il est « chanté » sans instrument sous une forme mélodique. L’achewiq peut être aussi une joute poétique, les thèmes abordés sont exprimés par des métaphores ou des images. Les personnes qui l’écoutent doivent comprendre le sens au-delà des vers. Sous cette forme de joute, ce style de chant est une sorte « d’échange » l’une par des interrogations, une autre par des affirmations.

Musique actuelle

Il existe des chansons de style moderne qui sont souvent écoutées lors de festivités (mariages…). Ce genre de chansons est en fait le pur folklore kabyle dont la musique est désormais composée d’une façon plus légère et soutenue par des instruments modernes, le synthétiseur essentiellement, et dont les paroles abordent l’amour au premier lieu en tentant de rompre les tabous ancrés dans la société berbère notamment sur les relations amoureuses des jeunes (ce qui amène les chanteurs à user de duo homme/femme) et qui sont l’œuvre d’artistes comme Mohamed Allaoua. Actuellement ce genre de musique connait une expansion et est écouté en dehors des zones berbérophones en Algérie.

Les années 1970 ont vu naître plusieurs groupes artistiques qui se revendiquaient de la musique moderne. associés à la chanson contestataire ; ces groupes et chanteurs ont su introduire des instruments modernes comme la guitare folk, classique, électrique, piano, etc. parmi ces groupes, on peut citer : Inaslyen, Idheflawen, Inemlayen, Debza, Imnayen, Abranis au style rock, etc.

D’autres chanteurs ont également marqués cette période par les revendications politiques qu’ils apportaient mais aussi par une ouverture artistique nouvelle qui a révolutionné la mentalité kabyle. Parmi ces chanteurs on peut citer l’un des plus connus en Algérie mais aussi dans le monde : Idir qui est devenu le symbole de la chanson moderne kabyle notamment grâce à sa chanson phare lancée en 1973, « A Vava Inouva » (père, mon petit papounet), qui a été traduite dans plusieurs langues. Mais aussi Syphax, Djamel Allam, Lounis Aït Menguellet ou encore Lounès Matoub, un artiste conscient et engagé surnommé « Le rebelle » pour ses idées politiques et contestataires.

Actuellement, la scène artistique kabyle est très diversifiée. On y trouve de la chanson contestataire, du rap ainsi que de la musique purement commerciale qui trouve son public parmi les jeunes qui sont de plus en plus désœuvrés, et de la variété qui mêle romantisme, société et vie de tous les jours. Les chanteurs les plus en vue sont, entre autres, Ali Amran, Oulahlou, Zimu, Si Moh, Brahim Tayeb, Cheikh Sidi Bémol, etc.

*Source : wikipedia

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Sylvie Clerfeuille

Sylvie Clerfeuille

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