“Né en 1937 à Gabéro, dans la région de Gao, au nord du Mali, Ibrahim Hamma Dicko est un auteur-compositeur, arrangeur, acteur et chanteur proposant de l’afro-blues ou de la musique acoustique, des styles marqués par les sonorités pulaar (musique peule), songhaï, tamasheq (touarègue) et hassania maure. Cette voix reconnue au Mali a composé plus d’une centaine de chansons tirées du répertoire traditionnel de son pays. Ibrahim Hamma Dicko disparaît en juin 1995. ”

Son parcours

Peintre en bâtiment de formation, Ibrahim Hamma Dicko se lance dans une carrière musicale en rejoingnant la troupe régionale de Gao. Il interprète des chansons tirées des folklores peules, songhaï et tamasheq, promouvant l’union de ces ethnies présentes à Gao. Installé à Gao, une ville qui s`étend au pied du fleuve Niger entre Tombouctou et Niamey (Niger), Ibrahim Hamma Dicko est entré dans la carrière musicale par l`intermédiaire de la troupe régionale qui participait à toutes les compétitions culturelles.

De 1962 à 1980, il a participé à presque toutes les éditions des semaines nationales de la jeunesse, et des biennales artistiques, culturelles et sportives avec cette troupe. En 1986, Ibrahim Hamma Dicko participe au festival Musiques métisses d’Angoulême, en France. Avec sa troupe, il tourne aussi au Niger, en Côte d’Ivoire et en Algérie.

Ses messages

Souvent accompagné d’une guitare acoustique, d’une calebasse comme percussion, d’un njarka (violon traditionnel à 1 corde), d’un njurkel ou djourkel (sorte de mandoline de 1 à 4 cordes) ou molo (luth monocorde), Ibrahim chante le quotidien de son pays, la sécheresse, les relations ethniques difficiles, le travail ou encore le Sida : « Frères, le médicament anti-sida n’est pas encore découvert, car les docteurs, les magiciens, les féticheurs, les marabouts sont impuissants devant ce mal mystérieux. La sagesse commande donc l’usage de la capote… », dit-il.

Ses projets

Ibrahim Hamma Dicko a enregistré plusieurs albums dont « Radio Bissindie » (1989), « Mali Stars » (« Mariana » – 1991), « Gao » (1995), et a composé plus d`une centaine de chansons : « Tièga », « Badio Bisindié », « Mariama », « Kogay », « Tandina », »Djiri-merdjé », « Ihaira Tchino », « Bayen », Wa fakey, et bien d’autres…

La voix d‘Ibrahim Hamma Dicko s’est éteinte

Apres plusieurs succès nationaux et internationaux, Ibrahim Hamma Dicko se retire de la scène pour se consacrer à Dieu, devenant le muezzin de la mosquée Al Jana Bandia.

Ce grand talent du blues sahélien qui fut d’un apport inestimable pour la région de Gao et a inspiré de nombreux artistes maliens disparaît en juin 1995.

*Source : facebook

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Nago Seck

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