“Née dans un contexte politique et social fortement mouvementé, la musique artistique guitaristique touarègue, communément appelée musique ishumar, s'est constituée dans les années 1980 en tant que genre et voix subversive pour toute une génération de jeunes touaregs participant au mouvement de lutte armée contre les Etats-nations malien et nigérien. Ce livre offre un cadre de réflexion sur la place que détient cette musique au sein de la scène locale touarègue actuelle au Niger.”

Musique Touaregue du Symbolisme Politique a une Singularisation Esthetique


Isolée économiquement et politiquement, défavorisée, victimes de deux sécheresses, (1973-1974) (1984-1986), la communauté touarègue a connu un exode massif vers l’Algérie et la Libye et une déstructuration sociale remplacant les codes d’une communauté hiérarchisée et aristocratique par l’avènement d’une généération victime du chômage , de l’exil, urbanisée , se retouvant dans des valeurs identitaires.

L’ashamur devient un jeune homme engagé politiquement, acteur de l’élaboration politique et militaire de la rébellion qui s’organise avec le soutien de la Libye contre les Etats-nations malien et nigérien. Spon mode d’expression le blues touareg exprime ses frustrations, ses peurs et ses espoirs. Incarné par le collectif Tinariwen, le blues touareg va devenir l’expression de la rebellion touarègue.

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Sylvie Clerfeuille

Sylvie Clerfeuille

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