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Originaire de Darkuman, à Accra, au Ghana, Julius Kwadjo Antwi aka Kojo Antwi dit “Mr Music Man” (titre d'un de ses opus en 2003) est un auteur, compositeur, arrangeur, producteur, guitariste virtuose et chanteur développant un afro-pop/reggae teinté de highlife, soul, R&B ou encore rock...”

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Classique Vibes

A l’âge de 15 ans, Kojo Antwi arrête ses études pour se consacrer à la musique et rejoint bientôt l’orchestre Boom Talents. Peu de temps après, il fonde Classique Vibes (The Exciting Classique Handles), un groupe de reggae/afro-pop authentique composé de sept jeunes artistes, tous à la coiffure rasta et vêtus d’une salopette ou d’un survêtement de sport : Nana Osibio (basse, percussions), Paa Ghartey (claviers, harmonica), Eric Bobo (guitares solo et acoustique), Eric Junior (guitare rythmique), Arhin Junior (trompette, saxophones ténor et alto), Pap Sol (batterie, congasn bongos) et bien sûr Kojo Antwi surnommé à l’époque Sweet Julius (lead vocal, tambourin). Avec cette formation, il s’illustre sur la scène nationale et dans les pays frontaliers, à la sortie en 1979 de la cassette Higher: Suffer Hell on Earth.

Kojo Antwi en solo

La popularité de ce groupe arrive aux oreilles d’un agent artistique qui les amène en Europe pour des festivals au Danemark et en Suède où ils partagent la scène avec des vedettes du reggae et des musiques africaines. Mais confronté pendant un certain temps à des problèmes de papiers liés à l’immigration, le groupe Classique Vibes se sépare. Kojo Antwi décide alors de se lancer dans une carrière personnelle et s’illustre bientôt avec son premier hit solo, “All I need is you”, devenu le titre le plus joué dans tout le pays en 1989 (compilation Alpha). Ce titre est aussitôt classé N°1 des Charts Radios et TV Shows au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Sénégal et à l’U.T.N.A. (United Television Network of Africa).

Autres projets

En 1993, Kojo Antwi est invité au célèbre festival de Delft, en Hollande, puis parcourt l’Europe (Danemark, Suède, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni), acclamé à chaque fois par un public composé d’Européens et d’Africains. Un an après la sortie, en 1995, de ses albums To Mother Afrika et Mister Music Man, il est finaliste des Kora Awards à Johannesburg, en Afrique du Sud, battu par Papa Wemba dans la catégorie “Meilleur artiste de l’année”. Cette grande manifestation panafricaine télévisée en direct dans toute l’Afrique lui offre une réelle visibilité continentale. Dès lors, il tourne successivement au Ghana où tous ses concerts sont “sold-out” (à guichets fermés), au Togo, au Nigeria, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, remplissant à chaque date de grandes salles ou des stades. Son afro-pop/reggae teinté de highlife, soul, R&B ou rock et soutenant des chansons sur le quotidien des Africains, la pauvreté, l’injustice, l’unité africaine ou la jeunesse séduit aussitôt le grand public qui se reconnaît dans ses paroles chantées en Twi (un dialecte Akan), ou en Anglais. Kojo Antwi, invité ensuite à collaborer ou à assurer les premières parties de grandes stars des musiques africaines, comme Hugh Masekela et Miriam Makeba, la “Mama Africa”, a enregistré, avec son groupe et ses choristes-danseuses, de nombreux autres albums, dont Anokye (1989), Groovy (1994), Don’t Stop the Music (1995), Afrafra (1998), Akuaba et Love Classics (2000), Densu (2002), Alpha (2003), Superman et Tattoo (2006), Mwaaah! (2009)…

Très populaire en Afrique, fondateur de Freedom Family Entertainement LTD, Kojo Antwi a reçu plusieurs récompenses du monde de la musique, dont West Africa Tourism Award (2000), Ghana Music Awards (2000, 2001 et 2003), All Africa Music Awards (2003), Kora Awards (2000 et 2003)…

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À propos de l'auteur

Nago Seck

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