A l’occasion de la 41° cérémonie des Victoires de la musique, le 13 février 2026, en France, deux artistes d’origine africaine se sont imposés : le chanteur et compositeur franco-sénégalais, Serigne Mbaye Guèye aka Disiz, sacré « Artiste masculin de l’année », et la Franco-congolaise, Lili Théodora Mbangayo Mujinga aka Théodora, véritable phénomène avec quatre victoires dont le « Meilleur album de l’année » pour Mega BBL, « Révélation féminine », « Révélation scène » et « Meilleure création audio-visuelle » pour son clip « Fashion Designa » qui a déjà cumulé 14 millions de vues sur YouTube. A rappeler que les deux artistes s’étaient retrouvés en Novembre 2025 à l’occasion d’un featuring de la chanteuse sur Melodrama, le single de Disiz tiré de son album On s’en rappellera pas, disque d’Or, doublement nommé aux Victoires de la musique en France et que les mélomanes s’en rappelleront toujours.
Le highlife perd un de ses maîtres
Figure mythique du highlife, Ebo Taylor, Un des maîtres phares du highlife ghanéen mais également de l’afro-beat, et guitariste hors pair a tiré sa révérence. Décédé le samedi 7 février 2026 à 90 ans à Accra, la capitale du Ghana. Ebo laisse une énorme œuvre musicale qui a influencé et continue d’influencer de nombreuses générations d’artistes africains. L’équipe d’Afrisson l’avait rencontré en 2013 et vous livre quelques souvenirs de ces échanges, et notamment son regard sur l’Afrique.
Madagascar honorée par l’UNESCO
Après le maloya (2009) et la rumba congolaise (2021) , c’est au tour du tsapiky (10 Décembre 2025) d’être inscrit par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cet honneur qui souligne son importance pour la transmission aux générations futures et la valorisation de la culture malgache fait de l’ile Rouge le nouvel Etat du continent à voir reconnue la richesse de sa culture et son apport au monde. Rappelons que ce genre musical originaire de la région de Tuléar, au sud-ouest de Madagascar, lié initialement à des cérémonies rituelles et marqué par le chant polyharmonique est le fruit de la rencontre des rythmes de Tuléar, de la musique des townships sud-africains, des musiques mozambicaine (marrabenta) et congolaise (soukouss). Il se pratique depuis le début des années 1980 et coïncide avec l’arrivée des guitares amplifiées sur l’île. Ce rythme a été popularisé en Europe par Damily. mais aussi par d’autres artistes comme le groupe Tearano, Terakaly, Jarifa et Mamy Gotso.
Redécouvrez son histoire à travers le livre que lui a consacré Julien Mallet, Le tsapiky, une jeune musique de Madagascar.

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