“Guitariste, saxophoniste, musicologue et artiste peintre, Guy Léon Fylla s'est illustré par quelques tubes au sein de son groupe, Maquina Loca, et par son système de notation du sébéné. ”

Guy-Léon Fylla, le peintre musicien

La passion des arts

Né le 11 Avril 1929 à Lokutu (ex-Elisabethville), Guy Léon Fylla fait ses études à Poto-Poto, à L’école Sainte Jeanne d’Arc de la Mission catholique de Brazzaville puis au Collège moderne de Mbounda à Dolisie. Il se passionne pour la peinture et la musique, s’inscrit par correspondance à l’École internationale de dessin et de peinture de Monte-Carlo (Principauté de Monaco) et obtient le diplôme de fin d’études artistiques en 1953. Il s’initie à la même période à la guitare auprès d’une enseignante française, Mme Pépaire.

Le Négro Jazz

Ses débuts professionnels se font en 1953 à Léopoldville lorsqu’il enregistre son premier disque aux Editions CEFA. En compagnie de son épouse, la chanteuse Marcelle Ebibi, il fait la connaissance de Roger Izeidi, Augustin Moniania « Roitelet », Brazzos Armando, Paul Roger Bemi, Franco, Maurice Evan, Albert Yamba-Yamba, Marie-Isidore Diaboua, de futures grandes figures de la rumba congolaise des origines.

Maquina Loca

Trois ans plus tard, il s’associe aux musiciens du Négro Jazz de Brazzaville lors d’un de leurs séjours à Léopoldville et devient le chef d’orchestre de la formation. A la disparition du groupe, deux ans plus tard, ce musicien qui découvre alors le saxophone crée sa propre formation musicale, Maquina Loca avec des artistes comme le guitariste soliste Antoine Nedule « Papa Noël » et les chanteurs Basile Mikano et Théophile Nguimadiao . Sous contrat avec les éditions Ngoma, le groupe se rend populaire dans les deux Congo avec des titres comme « Espérencia », « Mbemba », « Bilengue ya Maquina », « Souvenir ya chérie » et « Mwana ya Gabon ».

Libreville ou la passion de la peinture

En 1959, Maquina Loca s’installe à Libreville au Gabon où le groupe obtient un engagement régulier dans un dancing. Mais pendant son séjour dans la capitale gabonaise, Guy Léon Fylla, partage son temps entre la musique et la peinture et expose plusieurs fois en France au cours des années 1959 et 1960, fragilisant sa formation musicale : en 1961, Maquina Loca s’arrête et dès son retour à Brazzaville, Guy Léon Fylla s’envole pour la Chine Populaire à l’occasion d’un voyage d’études.

Enseignement et postes honorifiques

Devenu directeur à partir de 1965 du Centre des Arts de Moungali, à Brazzaville, cet artiste aux multiples cordes enseigne à la fois le dessin, l’histoire de l’art, la théorie musicale et la guitare. En 1966, il est nommé délégué permanent du Congo au Premier Festival Mondial des Arts Nègres à Dakar. Secrétaire exécutif à l’organisation de l’UNEAC (Union nationale des écrivains et artistes congolais), professeur à l’Ecole Nationale des Beaux Arts, Président du Conseil National de l’UNMC (Union nationale des musiciens congolais), Conseiller de la République, Guy Léon Fylla cumule au cours de son existence les fonctions et les activités. A la fin des années 1970, il reprend même des études à l’université de Brazzaville et décroche en 1980 une Licence en droit.

Un système de notation pour le Sébéné

Récompensé par plusieurs distinctions honorifiques dont un titre de Chevalier du Mérite Congolais, ce pionnier de la rumba congolaise
est également connu pour avoir défini un système de notation du «Sebene », cette introduction instrumentale de la rumba exécutée à la guitare.

Parallèlement à sa carrière artistique, Guy Léon Fylla développera une brillante carrière dans le secteur pétrolier, tour à tour directeur d’Hydro Congo à Dolisie puis chef de vente adjoint d’Hydro Congo à Brazzaville.

Source : http://www.starducongo.com/Guy-Leon-Fylla-professeur-des-oeuvres-d-arts-musicien-peintre_a4683.html

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Nago Seck

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