Instrument à deux cordes montées sur un manche en bois fixé sur une calebasse servant de caisse de résonance, le kologo, à la fois mélodique et percussif, est de la famille des cordophones d’Afrique de l’Ouest, pratiqué notamment au Ghana, dans la région Upper East (nord / nord-est) dont la capitale est Bolgatanga. ”

Nom de l’instrument et de la musique traditionnelle qui en découle, le kologo est un terme de la langue « guruni » (ou « fra-fra »). Lié au peuple Frafra, présent au sud du Burkina Faso, le kologo rythme diverses crémonies, comme les mariages, les baptêmes, les fêtes ou les funérailles…

Il permet, à la manière des griots, de raconter l’histoire, le lignage, les faits d’arme des guerriers, les actions des hommes, mais aussi d’invoquer le monde invisible des esprits dans la société animiste Frafra.

Dans la tradition Frafra, la musique du kologo n’est pas transmise par les hommes. Les futurs joueurs sont choisis et attirés dans la nuit par les esprits du kologo. L’instrument revêt donc un caractère initiatique, mystique, qui confère à celui qui le maîtrise le statut de sage, de sorcier et de messager.

Le kologo est popularisé sur la scène internationale par King Ayisoba qui le brasse au hiplife (fusion hip hop/ highlife ghanéen) ou aux beats électroniques.

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Nago Seck

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