Culte pratiqué, selon certaines sources, au 19ème siècle dans certains pays d’Afrique ( Ouganda, Kenya, Angola, Soudan, Nigeria) mais aussi en Ethiopie, le nyabinghi (ou nayabinghi) serait banni en 1928 par les forces coloniales, notamment anglaises. Lancé en 1933 Jamaïque (Caraïbes) par les prêches du 1er Rasta Leonard Percival Howell dit Gong Guru Maragh (1898-1981), le nyabinghi devient un mouvement de pensée chez les Rastas à la coiffure dreadlocks (ou dreads, ou locks) : le mouvement Rastafari (ou Ras Tafari). Ces disciples faisant partie de l’Ordre Nyabinghi, une société secrète dont Haïlé Selassié 1er (1892-1975), de son vrai nom Tafari Mekonnen, serait l’Elu (en 1929), considèrent ce dernier comme le Ras Tafari, le guide éclairé du rastafarisme, le Lion de Juda, le Roi des Rois, le sauveur du peuple noir…”

The Nyabinghi Riddim

En 1958 à Kingston, la capitale jamaïcaine, lors du premier Groundnation, un rassemblement réunissant des hommes et des femmes (appelés frères et sœurs) lisant la bible, jouant des tambours, chantant, dansant et fumant du “ganja” ou “kaya” (herbe), les rastas prônent le retour à la terre mère, l’Afrique.

De nos jours, certains Rastas rajoutent d’autres instruments aux tambours: cuivres, flûtes, guitares, skekere…

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Nago Seck

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