“ Le groupe féminin Teriba (humilité en yoruba) est une formation phare de la scène béninoise depuis les années 2000. Leur style unique, une afro-fusion combinant musiques du terroir et d’ailleurs est à base de chants a capella interprétés en diverses langues (fon, mina, yoruba, français). Elles puisent dans le répertoire béninois (tchink, massé, gogbahoun, mansègohoun, tipenti, etc…) rythmé par des percussions (“gong”, “Atakoun”, calebasses “Nonvi”, talking drum kinimoche) et des danses dont le gboni. Leur style original leur a valu de nombreux prix dont le Trophée Hokan en 2009 récompensant le «meilleur groupe féminin béninois».”

Créé en 1998, le groupe Les Teriba  réunit à l’origine une dizaine de chanteuses, percussionnistes et danseuses puis se réduit au fil du temps. Regroupant ensuite cinq artistes (Zékiath, Tatiana, Carine, Gisèle, Sofiath), la formation devient un trio (Tatiana, Zékiath et Carine) puis un duo (Carine  et Tatiana).

Le groupe dont les membres sont à la fois auteures et compositrices construit sa musique autour des jeux de voix et des percussions et valorisent le patrimoine musical national ((tchink, massé, gogbahoun) . Elles se font accompagnées sur scène par trois musiciens au maximum  (une guitare acoustique, une basse acoustique et une version atypique de batterie-percussions).

Le groupe se révèle en 2006 au public béninois avec la sortie de « Gan Na ho », leur premier album. A partir de 2007, les tournées s’enchaînent (Côte d’Ivoire , Burkina-Faso, France, Pays Bas, Cap-Vert,  Norvège, Congo, Allemagne, Suisse).

Un groupe à base de voix et de percussions

Teriba et Angelique Kidjo

Le groupe confirme son succès en 2011 avec un second opus, « Akpé »,  et le tube « Nonvi ».  Finalistes du Prix Découvertes Rfi en 2012, elles partagent en 2016 la scène du festival de Montreux en Suisse avec Angélique Kidjo et fêtent leurs 10 ans de carrière à l’Institut Français de Cotonou. En  2020, la formation compte trois albums dont « Ateléni » sorti le 17 septembre 2020.

Sur scène, les deux chanteuses percussionnistes ont un rôle précis. Carine  aka Folakè (bénédiction en langue yoruba), est l’animatrice du groupe : elle chante, danse et communique avec le public. Formée dans les chorales d’église et choriste de plusieurs formations dont le Black Santiago, Tatiana est à la fois la fondatrice du groupe et son  leader. Elle supervise le travail scénique tout en assurant les percussions.

« Notre objectif, c’est de révéler la culture béninoise au reste du monde, à travers notre musique », confient-elles.

 

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Zékiath Abogourin, Tatiana et Carine Ahissou au  Saraaba à Paris en Septembre 2011 

 

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Nago Seck

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Eric Azanney

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