“Alberto Teta Lando est né en 1948 à MBanza Kongo, au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo), dans une famille de riches propriétaires terriens du nord de l'Angola. Il apprend la guitare avec sa mère qui joua à San Salvador avec Manuel de Oliveira et Jorge Eduardo. Adepte du style kizomba, il est l'un des premiers artistes angolais à créer une structure de production et un magasin de disques à Luanda dans les années 1990. Cet adepte du style kizomba, a créé une structure de production à Luanda dans les années 1990. Teta Lando décède le 14 juillet 2008 à Paris, des suites d'un cancer. Son pays lui rendra un vibrant hommage en présence du chef État, José Eduardo Dos Santos, qui a assisté à ses obsèques à Luanda.”

Patrimoine bakongo

Alberto Teta Lando apprend la guitare avec sa mère qui joua à San Salvador avec Manuel de Oliveira et Jorge Eduardo.

Très tôt, il se distingue par son jeu de guitare, ses harmonies, son style d’interprétation et ses chansons inspirées du patrimoine bakongo . A l’âge de quinze ans, il signe sa première composition « Ki ngi M’Babza » qui sera reprise par Anita Garcia, vedette de l’époque.

Mais en 1961, un drame secoue la famille : son père qui soutient l’UPA est tué par les Portugais qui plantent sa tête au bout d’un pique et lui volent toutes ses terres. Le jeune Teta Lando s’installe à Lisbonne et joue en 1968 avec Rui Mingas, Bonga, compose et accompagne Lilly Tchiumba. De retour à Luanda, il intègre l’Africa Show du percussionniste Massano et enregistre en 1969 pour Valentim de Carvalho le tube « Assobio Meu ».

Les années d’exil

Cinq ans plus tard, après le coup d’état militaire, sort son premier 33T, « Independencia » qui sera disque d’or. Inquiété en 1975 pour ses sympathies en faveur du FNLA de Holden Roberto, il est contraint à l’exil tout d’abord au Zaïre où il enregistre deux disques avec le OK Jazz.

En 1978, Teta Lando s’installe à Paris où il poursuit ses recherches mélodiques et harmoniques. Des africains francophones participent aux enregistrements de ses cds : « Eu Vou voltar » (1981), « Semba de Angola » (1983), « Semba rythmée » (1985) « Ntoyo » (Réunir) (1988) qui reprend un titre de San Salvador et « Esperanças idiosas » (1993) auquel participent de Brice Wassy, Maika Munan, Papa Kouyaté et Glenn Ferris. En 1994, il rentre au pays et monte une structure de production et un magasin de disques à Luanda.

Influence

Teta Lando dont les textes simples et directs sur le quotidien des Angolais sont devenus populaires, a influencé de nombreux artistes. Le groupe de rap SSP a remixé le titre « Negra Karapinha e Kimbamba ». Le chanteur de MPB Jussara Silveira a repris son titre « Carapinha Dura » dans son album « Amor e Ódio » (2004). La chanteuse Fernanda Abreu a repris en 2004 le titre « Menina de Angola » rebaptisé « Brasileiro » dans l’album « Na Paz », et Bonga et Martinho Da Vila ont proposé chacun une version personnelle de « Muadiakime ».

 

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La voix de Teta Lando s’est éteinte

Teta Lando décède le 14 juillet 2008 à Paris, des suites d’un cancer. Son pays lui rendra un vibrant hommage en présence du chef État, José Eduardo Dos Santos, qui a assisté à ses obsèques à Luanda.

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Nago Seck

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