“Instrument de la famille des idiophones d’Afrique de l’Ouest, le gota est un élément fondamental du tchinkounmey, un rythme de funérailles Mahi du centre du Bénin servant à chasser le mauvais sort après un décès.”

À l’origine, ce fut le « zin », poterie de forme arrondie, qui était utilisée pour rythmer le « zinli », musique jouée par les ancêtres venus de Tado, un village de l’actuel Togo. Mais à la suite de guerres fratricides, les Mahi allèrent s’installer sur les collines de Savalou (Bénin) où ils remplacèrent le « zin » par le gota et le « zinli » par le tchinkounmey pour se départir de leurs adversaires et garder leur autonomie.

Ainsi le tchinkounmey, un rythme qui se danse à l’intérieur d’un cercle est remis au goût du jour, et son instrument principal est le gota (gourde légère produite par le sésame). Pour émettre le son, il suffit de taper sur l’orifice ayant permis l’extraction des graines à l’aide d’un éventail en peau d’animal. En association avec cet instrument principal, deux calebasses moins volumineuses que le gota, renversées dans des récipients remplis d’eau, donnent un son différent : c’est le « tohoun », qui intervient aussi dans le tchinkounmey.

À ce rythme correspond une danse très rapide exécutée la plupart du temps par les femmes. De nos jours, le mariage entre le gota et les instruments modernes a permis à Stan Tohon, une vedette béninoise, de créer le « tchink system », qui se trouve d’être le tchinkounmey modernisé.

Des orchestres et artistes, dont Poly-Rythmo, Black Santiago ou Bobo D en font usage selon leur convenance. Grâce à ces multiples utilisations, le gota crée des airs qui vous emportent vers d’autres cieux et vous apaisent.

*Source : https://www.virtualmuseum.ca/edu/

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Nago Seck

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