Membre fondateur du groupe Ghetto Blaster (1984 - 2006) et fidèle compagnon d’armes de Fela Anikulapo Kuti (1981 - 1983), avec lequel il “croisa le fer” à la guitare au sein des Fela & Africa 70’, Kiala perpétue l'esprit de l'afro-beat au sein d'une formation comprenant Sandra Nkake (chant), Cyril Atef (batterie), Lulendo (chant), Stéphane Belmondo (cuivres) et Rody Cereyon (basse) . ”

Kiala Nzavotunga est né au Congo (ex-Zaïre) – sa famille vient de l’Angola. À l’âge de 10 ans, il arrive à Kinshasa, le pôle de la musique africaine avec des influences latino-américaines (rumba, meringué, cha-cha-cha). Chez les boy-scouts, il s’initie à la guitare, commence à jouer dans les clubs de la ville, et dans divers groupes (Negro Succès, African Jazz).

Lagos, Fela et Ghetto Blaster

En 1974, il tourne en Afrique (Congo-Brazzaville, Angola, au Gabon, Cameroun, Nigeria). Il s’installe à Lagos, joue dans différents groupes (Eyes of Man, Black Children, Action Funk Ensemble, et Stormers). En 1981, Fela Anikulapo Kuti l’invite à rejoindre son groupe, Egypt 80, avec lequel Kiala enregistra l’album Original Suffer Head.
En 1983,il fonde Ghetto Blaster en compagnie de musiciens de Fela (Udoh Essiet, Nicholas Avom), de Willy N’for, Betty Ayaba et deux musiciens français (Stéphane Blaes, Romain Pugebet). Le groupe s’installe bientôt à Paris. En Europe, le groupe s’impose, fait les premières parties de James Brown, Albert King, Kool and the Gang, Manu Dibango, Kassav… Leur premier album People, sorti en 1984 connait un succès réel avec le titre Na Waya).Après une tournée aux USA en 1988, le groupe se sépare.

La rencontre du Japon

Kiala explore alors d’autres univers musicaux, crée le groupe «~One Love Connection~», avec lequel il travaille sur des compositions et arrangements basés sur des rythmes africains comme le zebola. En 1989, il rencontre les membres du groupe japonais Jagatara, et explore des fusions entre rythmes africains et chansons japonaises. En 1993, il enregistra une démo d’une chanson japonaise traditionnelle Osaru-no-kagoya, avec Kunimoto Kateharu (auteur de My Shammy Six). s’appuyant sur des instruments traditionnels : Kunimoto joue du shamisen (luth japonais) et Kiala du likembe (piano à pouce africain).
Entre 1989 et 1998, Kiala passe beaucoup de temps entre Tokyo et Paris, composant, écrivant et jouant avec One Love Connection et des groupes japonais tels que Vibrastone et Jagatara. En 1995, il écrit le morceau «~Mbanza Mpuena~» pour la compilation The Rainbow Colored Lotus, pour le tremblement de terre de Kobe au Japon.

Le retour de Ghetto Blaster

De 2001 à 2003, Kiala a travaillé sur l’album des 20 ans de Ghetto Blaster, River Niger, sorti en 2003 et permet au groupe de revenir sur scène après des années de silence.
Depuis, il travaille avec Doctor L, artiste important sur la scène de la musique électronique. Ils ont sorti ensemble l’album Psycho – There must Be a Revolution Somewhere sur le label Mind en 2005, et sur lequel Kiala est auteur-compositeur et joue du likembé (sanza), de la guitare et chante.

Stephane Belmondo, Sandra NKake, Lulendo et les autres

Kiala collabore également avec Omar Sosa et Stéphane Belmondo.
De ces collaborations nait l’album One Race produit par le guitariste Slim Pezin. Nous y retrouvons Stéphane Belmondo, Sandra Nkake, Cyril Atef, Lulendo et Rody Cereyon. Encouragé par l’accueil chaleureux des professionnels, Kiala reforme un groupe, KIALA, avec notamment Hilaire Penda à la basse faisant souffler l’esprit d el’afrobeat sur les scènes d’Europe et du monde.

À propos de l'auteur

Sylvie Clerfeuille

Sylvie Clerfeuille

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