“Fondé en 1983 à Lagos, au Nigeria, avant de rejoindre la France et Paris la même année, Ghetto Blaster est un groupe afro-beat aux parfums funk ou rock. Il est composé de Chief Udoh Essiet (percussions), Willy NFor (basse, lead vocal), Frankie Ntoh Song Dosan (claviers), Avom Archibonmg aka Ringo (batterie), Kiala Nzavotunga (guitare, voix), Féfé Priso (saxophone alto), Betty Ayaba "Ahlin" (voix, chœurs), Stefan Mikhaël Blaëss (guitare). Ils sont rejoints en 1988 par Roger Kom (saxophone), Myriam Betty et Sylvie Etenna (voix, chœurs). Le groupe se sépare à la fin des années.”

En 1983, Stefan Mikhaël Blaëss, musicien français suggère à Pascal Imbert de les produire. Ce dernier lui propose alors de se rendre au Nigeria en voiture afin d’enregistrer à Lagos avec des amis musiciens. En compagnie de Romain Pugebet (scénariste, réalisateur), François Kotlarski (cameraman), Éric Munch (preneur de son), Isabelle Soto, Nathalie Vierney, Martin Meppiel et Stéphane Meppiel (producteur- réalisateur), ils entreprennent un « road movie » retraçant leur folle équipée. C’est la musique d’Udoh et d’autres musiciens locaux qui servira de bande son. Les bandes en main, les réalisateurs retournent en France où le film documentaire intitulé « Ghetto Blaster » sera diffusé avec succès sur une chaîne publique. Mais bientôt, les cinéastes décident alors de repartir au Nigeria à la recherche des musiciens qui vont vite former un groupe d’afro-beat appelé naturellement Ghetto Blaster. C’est ainsi que Chief Udoh Essiet (percussions), Willy NFor (basse, lead vocal), Frankie Ntohsong Dosan (claviers), Avom Archibonmg (batterie), Kiala Nzavotunga (guitare), Féfé Priso (saxophone alto), Betty Ayaba (voix, chœurs) et Stefan Mikhaêl Blaëss (guitare) se retrouvent bientôt sur une péniche des quais de Seine, près de la gare d’Austerlitz à Paris (France), précédés par leur réputation. Commence alors le défilé des journalistes et mélomanes pour écouter, comme dans un village africain, cette musique venue d’ailleurs, l’afro-beat – funk.

A la suite de leur passage à l’émission télévisée, « Les Enfants du Rock », sur Antenne 2 (actuelle France 2), Ghetto Blaster commence à tourner en France et en Europe. En 1984, le groupe enregistre, Efi Ogunle / Preacher Man, un premier Maxi 45T produit par le label Island Records de Chris Blackwell, le producteur de Bob Marley. Un an plus tard, sort People, un album afro-beat – funk flirtant avec le rock et soutenant des textes sur l’humanité, l’injustice sociale, les politiciens véreux ou l’unité africaine… En 1988, Ghetto Blaster qui s’était agrandi avec l’arrivée de Roger Kom (saxophone ténor), Sylvie Etenna et Myriam Betty (voix, chœurs), se sépare et chacun poursuit une carrière personnelle. Après le décès de la chanteuse Betty Ayaba, noyée dans la Seine à la fin des années 1980, entre leur péniche et le quai, Ghetto Blaster perd un second membre en 1988, le bassiste Willy NFor. L’année 1989 voit la fin du groupe.

Les années d’après

La même année, Chief Udoh Essiet crée son propre groupe, Afrobeat Blaster, avec sa compagne Sherry Margolin, pianiste, chanteuse et sœur du guitariste et bluesman américain Bob Margolin.
Mais il faudra attendre 1999 pour réécouter un Ghetto Blaster nouvelle version, autour du guitariste Kiala Nzavotunga, du claviériste Frankie Ntohsong Dosan et de la chanteuse Myriam Betty.

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Nago Seck

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