“Né en 1928 à Pankshin, dans l’État du Plateau, au Nigeria, Bala Miller fut une figure majeure de la scène musicale nigériane ayant largement contribué au développement du highlife. Auteur-compositeur, interprète, multi-instrumentiste et animateur en 1984 d’une émission de variétés sur NTA Network, Bala Miller décède en 2003. Il avait 75 ans.”

Ses débuts

Fils du révérend Miller de Zaria, Bala Miller développe dès son plus jeune âge un intérêt pour la musique, surtout quand son père fut affecté à l’église de la Sainte-Trinité à Lokoja, au centre du pays. Pour la première fois de sa vie, il voyait divers instruments de musique dans l’église et l’école adjacente, des instruments achetés ou transmis par la milice coloniale. C’est dans cette église qu’il commence à jouer des instruments. À l’âge de ans, il intègre le groupe de l’école et chante également dans la chorale lors des offices.

Après le CMS Grammar School, à Lagos, où il a joué un rôle actif dans la formation musicale, il rejoint le Calabar Brass Band qui joue au coin des rues ou anime des mariages. Tout en poursuivant des études de marketing, il joue à temps partiel (trompette, cornet) dans le groupe de l’auteur-compositeur et ethnomusicologue Samuel Akpabot (1932-2000).

Son premier hit majeur, « Kusimilaya », réalisé en collaboration avec Chief Fela Sowande (MBE) et Steve Rhodes aux arrangements, sera interprété lors de la visite officielle de la reine Elisabeth II au Nigeria. Cette chanson fut reprise par nombre d’artistes et groupes, dont Ambrose Campbell & West African Rhythm Brothers.

Son parcours

En 1956, Bala Miller rejoint Nigerian Breweries, et part à Kaduna avec Victor Olaiya, le chef d’orchestre du groupe qui deviendra Victor Olaiya & the Cool Cats. Dix ans plus tard, il travaille pour la Nigeria Port Authority, l’agence gouvernementale qui s’occupe des ports Nigeria à Lagos. C’est dans l’ancienne capitale (jusqu’au transfert à Abuja 1991) qu’il forme le groupe Harbors Dance Band qui anime les nuits d’Island Club.

En 1973, contacté par son ami et gouverneur de Kano pour l’aider à résoudre le problème de la délinquance juvénile au sein de l’État, Bala Miller lui suggère la création d’une école de musique pour former les jeunes adultes à la pratique des instruments. Lorsque l’école ouvre ses portes en 1973, Miller en devient le premier directeur.

En 1977, Bala Miller s’implique dans l’organisation du FESTAC 77, deuxième édition de World Black and African Festival of Arts and Culture organisée à Lagos du 15 janvier 1977 au 12 février 1977. A cette occasion, il monte en mars de la même année Bala Miller and the Music Pyrameeds of Africa. Avec cet orchestre, il enregistre en 1979 « Pyramids », un album entre highlife, afro-jazz et afro-pop et « Northern Classics Vol. 1 » (1986). Formation novatrice et la première à intégrer des paroles haoussa, la calebasse et la kora dans des compositions highlife, Bala Miller and the Music Pyrameeds of Africa passera de 12 musiciens au départ à 28 pour devenir un big band.

Bala Miller Show

En 1984, Bala Miller anime une émission de variétés sur Nigerian Television Authority (NTA Network), groupe audiovisuel public du Nigéria créé en 1977 et rassemblant près d’une centaine de chaînes régionales ainsi qu’une chaîne internationale.

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Nago Seck

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