“Surnommé "le gnoantré national", Ernesto Djédjé, de son vrai nom Ernest Loué Djédjé, compositeur du fameux "Ziboté" dans les années 1970, a fait du "ziglibithy" (rythme bété) la première musique urbaine et fédératrice ivoirienne. Ernesto Djédjé, né en 1947 à Daloa (Côte d'ivoire), décède le 9 juin 1983. Il avait 36 ans. Surnommé "le gnoantré national", Ernesto Djédjé, de son vrai nom Ernest Loué Djédjé, compositeur du fameux "Ziboté" dans les années 1970, a fait du "ziglibithy" (rythme bété) la première musique urbaine et fédératrice ivoirienne.”

Amédée Pierre et Manu Dibango

De père sénégalais et de mère ivoirienne, Blé Loué Djédjé tâte de la guitare dès 1963 avec son oncle dans le quartier Treichville puis sillonne les villages avec un orchestre de fortune avant d’intégrer l’orchestre L’Eléphant Noir à Bouaké où il rencontre la vedette nationale de l’époque, Amédée Pierre. Le « roi du dopé » (surnom d’Amédée) l’engage comme guitariste dans sa formation Ivoiro Stars. Passé rapidement soliste, Ernesto Djédjé devient bientôt le fils spirituel d’Amédée qui l’initie à la direction d’orchestre et à l’arrangement. Quand Ernesto s’envole en 1968 pour Paris, Amédée Pierre en est profondément meurtri. Ernesto Djédjé se forme bientôt auprès de Manu Dibango au jazz, au R & B et au makossa. En 1970, il sort son premier album Anowah orchestré par Mister Makossa, suivi de Gniah-Pagnou dont le titre « Wané » tente sans succès de promouvoir une nouvelle danse ivoirienne, le « guéré ».

Ziboté, la locomotive du ziglibithy

De retour au pays, ernesto Djédjé tourne dans plusieurs formations dont le San Pedro Orchestra. Au cours de cette période clé de sa carrière, il réussit à moderniser le ziglibithy traditionnel. Son album « Gnoantré » enregistré en 1977 au Nigeria connaît un succès immédiat. Ernesto habille ce rythme bété à base de percussions d’une orchestration aux arrangements originaux dominés par les cuivres. Grâce au rythme frénétique de son titre « Ziboté « , le ziglibithy fait alors le tour de l’Afrique et séduit bientôt la communauté haïtienne du Québec et de Paris. Sa voix entraînante, son célèbre pincement de guitare et ses qualités de danseur et d’animateur font le reste. Dès lors, celui que l’on surnomme le « Gnoantré national » (le jusqu’au-boutiste en bété) ne cesse d’approfondir sa recherche.

Ernesto Djédjé décède le 9 juin 1983, alors qu’il venait tout juste d’entrer en studio pour enregistrer son sixième album. Il avait 36 ans. Dans la mémoire des Ivoiriens, ce jeune homme timide est devenu une figure légendaire. Ernesto Djédjé

Amédée Pierre et Manu Dibango

De père sénégalais et de mère ivoirienne, Blé Loué Djédjé tâte de la guitare dès 1963 avec son oncle dans le quartier Treichville puis sillonne les villages avec un orchestre de fortune avant d’intégrer  » L’Eléphant noir  » à Bouaké où il rencontre la vedette nationale de l’époque, Amédée Pierre. Le  » roi du dopé  » (surnom d’Amédée l’engage comme guitariste dans sa formation  » l’Ivoiro Stars « . Passé rapidement soliste, Ernesto Djédjé devient bientôt le fils spirituel d’Amédée qui l’initie à la direction d’orchestre et à l’arrangement. Quand Ernesto s’envole en 1968 pour Paris, Amédée Pierre en est profondément meurtri. Ernesto Djédjé se forme bientôt auprès de Manu Dibango au jazz, au R & B et au makossa. En 1970, il sort son premier album  » Anowah  » orchestré par Mister Makossa suivi de Gniah-Pagnou  » dont le titre  » Wané  » tente sans succès de promouvoir une nouvelle danse ivoirienne, le  » guéré « .

Le ziglibithy

De retour au pays, il tourne dans plusieurs formations dont le  » San Pedro Orchestra « . Au cours de cette période clé de sa carrière, il réussit à moderniser le ziglibithy traditionnel. Son album  » Gnoantré  » enregistré en 1977 au Nigeria connaît un succès immédiat. Ernesto habille ce rythme bété à base de percussions d’une orchestration aux arrangements originaux dominés par les cuivres. Grâce au titre  » Gnoantré ziboté  » , le ziglibithy fait alors le tour de l’Afrique et séduit bientôt la communauté haïtienne du Québec et de Paris. Sa voix entraînante, son célèbre pincement de guitare et ses qualités d’animateur font le reste. Dès lors, le  » Gnoantré national  » (le jusqu’au-boutiste en bété) ne cesse d’approfondir sa recherche. Ernesto Djédjé décède à l’âge de 35 ans alors qu’il venait tout juste d’entrer en studio pour enregistrer son sixième album. Dans la mémoire des Ivoiriens, ce jeune homme timide est devenu une figure légendaire.

Nago Seck

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