Avec l'harmoniciste Vincent Bucher, Tao Ravao ( kabosy, valiha, guitare, litungu) débute par le blues, influencé par Homesick James, puis redécouvre ses racines malgaches, dont le folk malgache (ou tsensigat). En 1997, il monte le groupe Tany Manga le temps d'un album, avec trois autres artistes dont l'harmoniciste Vincent Bucher. Tao Ravao sort en mai 2013 son cinquième album "Vazo", mêlant toujours blues et transe malgache... Avec l'harmoniciste Vincent Bucher, Ta Ravao (kabossy, vali, guitare, litungu) débute par le blues malgache, influencé par Homesick James. En 1997, ils montent le groupe Tany Manga avec trois autres artistes.”

Le bluesman malgache

<doc1166|right>Né en 1956 à Madagascar de mère Betsileo et de père Français, Tao Ravao s’adonne très jeune à trois instrument clés de sa future carrière : mandoline, banjo et valiha. Son atterrissage à Montluçon à l’âge de douze ans lui fait découvrir Homesick James alias « Mr Bottle Neck », une des grandes stars du blues. Le choc est si grand que qu’il ira à Chicago quelques années plus tard frapper à la porte de son père spirituel. Celui-ci lui propose alors une tournée commune. Tao Ravao se fait bientôt un nom dans le monde du blues accompagnant Louisiana Red et Eddie C. Campbell. L’originalité de Tao Ravao est d’avoir abordé la musique malgache avec une attitude de bluesman. Mais il n’est pas le seul bluesman de Mada. Vivant au Canada et fan de Deep Purple, Madagascar Slim a sorti deux albums de blues malgache à base de guitare, de valiha (prononcer vali) et de cuivres.

Il s’initie bientôt au kabosy (prononcer kabos) dont il adapte totalement le jeu au blues en introduisant un slide pour faire des glissandos, une technique ignorée des guitaristes malgaches amateurs du picking. En compagnie de l’harmoniciste Vincent Bucher (Bill Deraime, Graeme Allwright, Patrick Verbeke), amateur de musiques caribéennes et africaines (Loketo, Janet Ndiaye), il signe en 2013 son cinquième album « Vazo », mêlant blues, tsensigat (ou folk malgache) et transe malgache.

Tao Ravao & Thomas Laurent

Avec l’opus « Au bout du petit matin … » paru en 2016, un hommage à Aimé Césaire (extrait de « Cahier d’un retour au pays natal » – 1947), on retrouve Tao Ravao accompagné ici par le Français Thomas Laurent à l’harmonica.

Evocations du blues, des chansons folkloriques malgaches, du saudade du Cap-Vert (morna), du forro brésilien, du calypso de Trinidad et des thèmes créoles français. L’empathie avec ce patrimoine est amplifiée par la virtuosité vocale et instrumentale des artistes interprètes de cet hommage aux musiques de la diaspora noire.

Le bluesman

Né à Madagascar, Tao Ravao s’adonne très jeune à trois instrument clés de sa future carrière : mandoline, banjo et valiha. Son atterrissage à Montluçon à l’âge de douze ans lui fait découvrir Homesick James alias  » Mr Bottleneck « , une des grandes stars du blues. Le choc est si grand que qu’il ira à Chicago quelques années plus tard frapper à la porte de son père spirituel. Celui-ci lui propose alors une tournée commune. Tao se fait bientôt un nom dans le monde du blues accompagnant Louisiana Red et Eddie C. Campbell. L’originalité de Tao Ravao est d’avoir abordé la musique malgache avec une attitude de bluesman. Il s’initie bientôt au kabossy dont il adapte totalement le jeu au blues en introduisant un slide pour faire des glissandos, une technique ignorée des guitaristes malgaches amateurs du picking. En compagnie de l’harmoniciste Vincent Bucher (Bill Deraime, Graeme Allwright, Patrick Verbeke), amateur de musiques caribéennes et africaines (Loketo, Janet Ndiaye), il signe trois albums. Mais Tao Ravao n’est pas le seul bluesman de Mada. Vivant au Canada et fan de Deep Purple, Madagascar Slim a sorti voici deux ans un album de blues malgache à base de guitare, de valiha et de cuivres.

Sylvie Clerfeuille

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