“Né le 17 février 1955 à Paris, en France, Moussa Diallo est un auteur-compositeur, bassiste, chanteur et conteur élevé à Bamako, au Mali. Cet artiste résidant à Copenhague, au Danemark, navigue entre Jazz-fusion, afro-blues, afro-jazz et afro-pop, des styles intégrant musique mandingue, kora, balafon, tama (talking drum), kalimba, calebasse, kamalé ngoni, percussion…”

En 1974, alors que la fusion entre musique occidentale et musique traditionnelle africaine n’était encore qu’un souhait à réaliser, un jeune malien s’est retrouvé à Copenhague avec une basse électrique. Moussa Diallo avait quitté son pays natal pour rechercher des possibilités dans l’extrême nord. Le fils aîné d’une mère danoise et d’un père malien avait déjà acquis ses premières expériences musicales en jouant dans divers groupes au Mali.

La scène musicale danoise

À son arrivée au Danemark, le jeune bassiste a immédiatement attiré l’attention de la scène rock danoise établie avec son approche féroce, grooveuse et toujours convaincante de son instrument. Tout au long des années 1970, 1980 et 1990, Moussa Diallo a mis le feu à d’éminents groupes de rock / fusion danois comme Skunk Funk, Sneakers, Savage Rose et bien d’autres. Il était également la principale force rythmique lorsque la célèbre chanteuse Anne Linnet a formé son groupe révolutionnaire Marquis de Sade en 1983. Moussa Diallo a été pendant 15 ans un membre indispensable du groupe de la célèbre chanteuse-compositrice danoise Hanne Boel sur scène ainsi qu’en studio.

Visions et influence

En plus d’être un membre éminent desdits groupes, Moussa Diallo a généreusement partagé ses visions musicales avec d’autres musiciens, bassistes en particulier, les aidant à acquérir des compétences dans les rythmes de base et contrapuntique (relatif au contrepoint) dans le rythme. Au cours de ses premières années en tant que musicien, Moussa Diallo a joué avec le sens et la sensation – la musique écrite n’a jamais été sa tasse de thé, mais il a le don rare de pouvoir définir le cœur de la musique et d’y mettre sa touche. Le jeu de Moussa Diallo est toujours reconnaissable, ses lignes s’adaptent à la musique comme un gant et son groove puissant fournit n’importe quel format avec une énergie brute et une compréhension complète des éléments de base de la musique.

Moussa Diallo a influencé de nombreux bassistes danois. Il est une personnalité musicale extrêmement respectée et admirée de la scène musicale danoise, non seulement en raison de ses réalisations en tant que musicien, mais aussi en raison de la chaleur humaine et de la douceur qu’il projette.

Albums solo

Moussa Diallo a sorti un certain nombre d’albums solo, tous montrant son approche diversifiée de la musique. Déjà dans les albums « Diallo » (1992) et « Amora » (1997) vous pouvez clairement sentir ses racines africaines dans la musique. Mais vous entendez également des influences soul, rhythm’n blues et pop-rock d’artistes comme James Brown, Jimi Hendrix et Prince. Mais surtout, vous avez la possibilité d’écouter un grand bassiste qui pose les sillons alliant des sentiments sincères à une musicalité sublime.

Le projet Kinkéliba

En 1998, Moussa Diallo se concentre sur l’exécution et l’enregistrement de ses propres compositions en mettant davantage l’accent sur les sons africains. Il réunit quelques-uns des meilleurs artistes ouest-africains vivant au Danemark avec certains des meilleurs musiciens du pays. Ensemble, ils lancent « The Kinkéliba Project » aboutissant à un album du même intitulé paru en 1999. Cette constellation diversifiée reflète musicalement la réalité cosmopolite d’aujourd’hui et défie les traditions culturelles de la musique en créant un nouveau son significatif.

Une version live du projet « Kinkéliba » enregistrée à Copenhagen JazzHouse le 17 février 2000, et intitulée « Live at Copenhagen JazzHouse » (Trilogy Vol. 1), est sortie en 2001. Suit en 2002 l’album « Chiwara » lui a valu le prix de « Meilleur album de l’année » aux Danish World Music Awards 2003.

En 2001, Moussa a réalisé un film documentaire sur le retour à ses racines au Mali, en collaboration avec le cinéaste Robert Grant Larsen. Le film est une rencontre musicale entre Moussa et des musiciens maliens comme Toumani Diabaté, Habib Koite, Amadou & Mariam et bien d’autres. Le film « Kinkéliba – A Musical Journey » (« Kinkéliba – Un voyage musical ») a été diffusé à la télévision danoise et française. Une version anglaise du film est également disponible.

L’objectif du « Projet Kinkéliba » était d’inviter des solistes de différents horizons culturels, conduisant à une expérience où la communication musicale ne connaît pas de frontières. Un exemple en est le concert au Copenhagen Jazz Festival à Tivoli en juillet 2000, qui était une collaboration entre Moussa Diallo et le trompettiste danois de renommée internationale Palle Mikkelborg. À cette occasion, la harpiste d’origine anglaise Helen Davies a également rejoint le projet.

Sorti en 2005, son album « Spejlinger / Reflections » présente quatre compositions enregistrées avec des invités de renom. L’opus a été composé pour une exposition d’art à Copenhague, au Danemark.

Concerts et contes pour enfants

Les chansons de l’album « Chiwara » s’inspirent de la tradition africaine du conte et des histoires du père de Moussa Diallo en particulier. Moussa lui-même est également un grand conteur et il aime particulièrement le jeune public. Dans plusieurs constellations et projets différents, il a visité de nombreuses écoles des pays scandinaves avec des chansons et des spectacles divertissants.

Il réalisera d’autres projets comme « Der Var En Gang » (2004), « Retrospective » (2006), « Out Of Tune » ou encore « Acoustic Groove » (2008). En 2009, sort l’album « Once Upon a time in Mali » (« Il était une fois au Mali »), comprenant 12 chansons africaines de contes. Il a été publié en danois avec un livre coloré avec des histoires, des recettes et des jeux… pour tous les enfants. Le livre est illustré par Dominique Jal. Les versions anglaise, française et grecque du CD sont disponibles numériquement sur iTunes. Les versions française et anglaise du livre sont en attente de distribution. La même année, il lance « Der Var En Gang ».

*Source : https://www.moussadiallo.com/

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Nago Seck

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