En cet été très particulier, marqué par la pandémie de coronavirus, la scène live se trouve particulièrement dévastée et les artistes ne peuvent plus jouer sur les scènes du monde. Pourtant, la création vibre à travers internet et ses nombreuses initiatives mais aussi avec la sortie de créations toujours aussi passionnantes. Notons ainsi quelques belles surprises. Le nigérian Burna Boy revient avec un cinquième album produit par Puff Daddy, « Twice as Tall » offrant des featuring d’invités prestigieux comme Youssou NDour et les Kenyans Sauti Sol. « Akoustik », le nouvel album de Oumou Sangaré signe un retour à une musique plus roots,  le guitariste malien Afel Bocoum lance un appel à la solidarité à travers son œuvre « Lindé » produite par Damon Albarn et Nick Gold. Et puis l’Afrique australe nous réserve quelques belles surprises grâce à notre correspondante en Afrique australe Nicky B. Basé à Johannesburg, le jazzman sud-africain Max Hoba  propose une nouvelle œuvre jazzy et méditative, « Beyele », et son compatriote de la diaspora, Bafana Nhlapo, un enfant de Soweto basé en Norvège vient de signer avec deux complices, le koraiste  sénégalais Ibou Cissokho  et l’ingénieur du son norvégien Mark Axiak, « Burn for the moon », qu’ils baptisent « healing music, food for the soul » (musique de guérison, nourriture de l’âme) . Enfin, ce tour d’horizon ne serait pas complet sans un hommage à un grand artiste de l’Océan Indien récemment disparu, le fameux Tiloun, chantre du maloya, dont Jocelyn Maillé , notre spécialiste de la région, nous conte  l’histoire.

Bonne découverte.

Sylvie Clerfeuille

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Sylvie Clerfeuille

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