“Née le 6 octobre 1972 à Manakara au sud-est de Madagascar, Rahantarisoa Mamy Brunette aka Ngita, est une auteure, compositrice et interprète malgache vivant en France. Sa musique est une fusion entre batrelaka, karagnila (chants et rythmes traditionnels de sa région), folk ou encore tsapiky de Tuléar au sud-ouest où elle a longtemps vécu. Ses chansons parlent de la vie quotidienne, de la déforestation de son île, de la sécheresse, de l’exil, etc.”

Ngita Mamy Brunette a commencé à chanter dans la chorale de l’Église Don Bosco Mahavatse -Tuléar dans les années 1980. Elle intègre un peu plus tard le groupe Triangle à Manakara où joue aussi son neveu Juliot Fonina. Puis Ngita s’installe en France (elle vit à Saint-Denis en région parisienne) et la musique passe au second plan pendant quelques années.

En 2010, Ngita enregistre son premier album, « Zaho e », au Studio Mars à Madagascar, avec quelques musiciens de son ancien groupe, Triangle, et naturellement avec son neveu Julio qui a alors deux albums solo à son actif. L’opus lui donnera l’occasion de se produire plusieurs fois sur scène tant en France qu’à Madagascar. Elle a composé et sorti plusieurs morceaux depuis, mais la sortie de son deuxième album reste à ce jour un simple projet.

Regis Gizavo, le mentor

A la suite de sa rencontre avec son compatriote Regis Gizavo, auteur-compositeur, chanteur et accordéoniste virtuose devenu son mentor, Mamy Brunette participe en 2012 à l’enregistrement de l’album de ce dernier, « Ilakake » (nom d’un village malgache ayant des gisements de saphir). Elle sera l’une des rares artistes à être présente à son enterrement à Tuléar; au sud du pays-

Saint-Denis, Seine-Saint-Denis

Basée à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, Ngita Mamy Brunette livre son regard sur cette commune : « Quand je suis arrivée à Saint-Denis, j’ai trouvé cette ville magnifique. Il y a une diversité de cultures comme chez moi à Madagascar. Ça m’a beaucoup aidé dans mon intégration dans cette ville. J’ai créé l’association Manda pour aider des enfants défavorisés à Madagascar. On a participé à des manifestations. Pendant la fête des Tulipes, il y avait la queue devant nos stands. Même Monsieur le maire a dégusté nos plats malgaches. »

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Jocelyn Maillé

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Nago Seck

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