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“ Né en 1955 à Dakar, au Sénégal, Pape Birane Niang aka Pape Niang est un auteur-compositeur, batteur, percussionniste, harmoniciste et interprète non-voyant. Il commence très jeune à se passionner pour la musique, s’essayant d’abord à l’harmonica avant de s’orienter vers le chant en reprenant en wolof (sa langue) ou en anglais les morceaux des artistes noirs américains comme Ray Charles, Louis Armstrong, Stevie Wonder, James Brown, Otis Redding... Très marqué par l'afro-jazz et l'afro-reggae, cet artiste éclectique développe divers autres styles : soul music, rhythm’n blues, funk, mbalax sénégalais, folk-pop, afro-cubain... ”

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En 1970, alors âgé de 15 ans, Pape Niang est repéré par le compositeur, arrangeur, claviériste et guitariste virtuose, Cheikh Tidiane Tall, qui lui propose de rejoindre le groupe Xalam 1 fondé en 1965 sous l’impulsion de Sakhir Thiam. C’est avec cette formation que le public sénégalais découvre le magnifique timbre vocal et l’exceptionnelle présence scénique de cet aveugle de naissance qui imite à la perfection son idole James Brown. Bientôt, sa renommée arrive aux oreilles de divers groupes ou artistes du pays avec qui le solliciteront : Le Sahel, Orchestra Baobab, Xalam II, Star Band, Kad Orchestra, et plus tard, Ismaël Lo ou encore Prince Cissokho.

Il lui faudra cependant attendre 1986 et le soutien de son cousin Abdoulaye Prosper Niang et des membres de Xalam pour entendre Saxal garap (« planter un arbre » en wolof), son premier album au beat afro-reggae produit par l’Agence Buggarabu. Réalisé par Henry Guillabert (Xalam) et Jean-Philippe Rykiel (direction musicale, claviers), Saxal garap, distribué par Mélodie, montre toute l’étendue de son talent et lui permet d’avoir une audience internationale. Suivront d’autres réalisations dont Khaleel (« l’enfant ») (Pape Niang et Le Kourel) en 1992 et Djem (Try) (« essayer », « tenter » en wolof, « Try » en anglais) en 2000.

Handicapable

En 2013, Pape Niang lance l’association « Handicapable » dont la philosophie consiste à accepter tout handicap, mais en étant capable et ne plus tendre la main, ni mendier et d’être autonomes. Il appelle ainsi les pouvoirs publics à les soutenir pour qu’ils y parviennent par l’éducation et la formation.
Ce projet, soutenu par la ville de Dakar, vise à promouvoir la participation des personnes vivant avec un handicap dans le secteur culturel, les inciter à porter eux-mêmes leur combat, mais aussi sensibiliser les autorités politiques et coutumières sur leur situation. Le Soleil : Serigne Mansour Sy Cissé

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Nago Seck

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