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“L'humour, les chansons et les tubes, “Ancien Combattant”, “Corbillard” et “Soulard”, démarquent Casimir Zoba aka Zao (ou “Le Zorro de la musique africaine” comme il se nomme lui-même) du paysage musical congolais. L'humour, les chansons et les tubes, "Ancien Combattant" et "Corbillard", démarque Casimir Zoba alias "Zao" du paysage musical congolais.”

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Scolarité en perdition

La fièvre musicale s’empare de Zoba Casimir à l’âge de douze ans lorsqu’il débute dans un ballet traditionnel puis intègre, l’année suivante, un jeune groupe vocal régional. Envoyé en pension pour cause de « scolarité en perdition », il récidive en créant un ensemble vocal, Les Unis, devenu si populaire qu’il anime les grandes manifestations politiques de la ville. L’étape maîtresse reste 1975, année où il débarque à Brazzaville très vite sollicité comme percussionniste par Les Anges, un des orchestres ballets phares de la capitale. Ce groupe lui permet de découvrir Cuba (1978), la Bulgarie (1979) et l’Italie (1980). Multi-instrumentiste (guitare, batterie, percussions), chanteur, danseur et compositeur, il devient peu à peu le « poumon » du groupe qu’il quitte plus tard pour une carrière solo.

Ancien combattant

En 1984, son disque « Ancien combattant – Corbillard – Soulard » construit autour de la rumba congolaise remixé en 1991 dans une version FM, représente une étape clé de sa carrière. Titre composé et interprété à l’origine par le musicien-instituteur malien Idrissa Soumaoro en 1969, « Ancien combattant », méga hit, le propulse au niveau international et lui vaut le surnom de « Monsieur Cadavré ».

Cette chanson était déjà reprise en 1975 par le groupe guinéen Balla et ses Balladins.

Son texte, chanté dans un afro-français « drôlatique » dénonce les injustices subies par les soldats africains dits « tirailleurs sénégalais » de la Première Guerre Mondiale. A la manière de son aîné Francis Bebey, il introduit l’humour dans la chanson africaine. En 1987, son titre Corbillard, un dialogue entre un mort et un corbillard, vient confirmer son succès. Ses autres morceaux Louvouezo, Findakari, Alain Gambara et Pierre de Paris dénoncent le dédain affiché par certains Africains pour leur culture. L’enthousiasme du public pour ses compositions est aussi en partie dû à sa musique, la rumba binaire congolaise à laquelle il donne un tempo soutenu (guitares rock et percussions africaines).

Sembène et Lema

Enchaînant les tournées africaines et européennes, il sort en 1988, l’album « Moustique », puis fait ses premiers pas en qualité d’acteur dans le cinéma grâce au film « Camp de Thiaroye » de Sembène Ousmane. Au milieu des soldats attendant des indemnités qu’ils ne percevront jamais, il joue le rôle d’amuseur public. Sa rencontre avec le producteur, compositeur, arrangeur et pianiste béninois Philip Nikwé aboutit en 1989 à l’enregistrement de « Patron » aux arrangements soignés mais dépourvus du rythme et de la verve de ses précédentes œuvres.

Il est parrainé l’année suivante par Ray Lema à la suite des « Découvertes RFI » en Guinée et donne avec lui des concerts à travers l’Europe, l’Afrique, les Antilles et la Réunion. L’humoriste réalisera plusieurs autres tournées et sortira en 2000 « Renaissance » et « Moustique – Patron », une compilation des titres des albums « Moustique » et « Patron ». En 2006, est réalisé L’aiguille avec, entre autres artistes, son compatriote Dana à la basse et aux voix. Comme lui, ce dernier est multi-instrumentiste et a commencé sa carrière dans un ballet traditionnel comme tambourinaire / danseur.

Scolarité en perdition

La fièvre musicale s’empare de Zoba Casimir à l’âge de douze ans lorsqu’il débute dans un ballet traditionnel puis intègre, l’année suivante, un jeune groupe vocal régional. Envoyé en pension pour cause de  » scolarité en perdition « , il récidive en créant un ensemble vocal,  » les Unis  » devenu si populaire qu’il anime les grandes manifestations politiques de la ville. L’étape maîtresse reste 1975, année où il débarque à Brazzaville très vite sollicité comme percussionniste par  » les Anges « , un des orchestres ballets phares de la capitale. Ce groupe lui permet de découvrir Cuba (1978), la Bulgarie (1979) et l’Italie (1980). Multi-instrumentiste (guitare, batterie, percussions), chanteur, danseur et compositeur, il devient peu à peu le  » poumon  » du groupe qu’il quitte plus tard pour une carrière solo.

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Nago Seck

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