“Avec le Commando jazz, le Vibro succès et le Formidable Musiki, Tropical Fiesta est une des formations phares de la scène banguissoise des années 1970. Elle enrichit le style musical de l'époque sous infuence congolaise en introduisant jazz et salsa. ”

Du Rocka Fiesta au Tropical Fiesta

Le Tropical Fiesta naît en 1965 des cendres du Rocka Fiesta. Créé par Charlie Perrière et le chanteur Evis Evoko, le groupe srera formé des bassistes Baron Baki et Thierry Darlan Yézo, Django à la guitare rythmique, Pécos à la guitare solo, Françis N’Dambou aux percussions, Cisco Gbagbo et le vieux sax Mabuse, Samy et Witta aux trompettes et trombones. L’équipe sera plus tard rejointe par plusieurs chanteurs (Abézoua, Aggas Zokoko, Bhy-Gao Doris Dombia), le guitariste soliste Sox Sokambi et de Massély N’Djogo et Falvis à la guitare rythmique.

Sonorités jazz et salsa

Le groupe se rend populaire par la voix de crooner de son leader, les sonorités jazz et salsa qu’il greffe dans une musique marquée par la rumba congolaise et le jeu de flûte de Cisco Gbagbo qui reproduit celui du cubain Johnny Pacheco très populaire dans toute l’Afrique. Le guitariste soliste Sox Sokambi et Cisco apportent les couleurs jazz.

Du Tropical Fiesta à l’Orchestre Impérial

Durant toutes les années 1970, le groupe enchaîne les succès : « Wali ti mbi » (repris par Joseph Kabasele et l’African Jazz), « Moktar na Fatou », « Considération ti Mabuse », « Malinga Malinga », « Marie – Jeanne », « Gina » , « Passi ti l’Amoulou », « Révérence à nos Souverains », « Michelle » et « Odingala ». La popularité du groupe tient également à la voix de Bhy-Gao proche de celle de Papa Wemba et aux Charlettes, danseuses (l’équivalent des Rocherettes de Tabu Ley et des Clodettes de Claude François) qui enflamment la scène. Le Tropical fiesta devient très vite le groupe préféré de Jean Bedel Bokassa qui l’invite pour les cérémonies officielles, le fait tourner dans les pays amis (Roumanie, France, Côte d’ivoire, Congo Brazzaville, Gabon : le groupe représentera la Centrafrique en 1977 au Festac et jouera , « Révérence à nos Souverains », pour le sacre de l’empereur Bokassa et se trouve rebaptisé « Orchestre Imperial » pendant tout le règne de ce dernier. A la chute de ce dernier en 1979, le Tropical Jazz perd son aura et son soutien et décline. Charlie Perrière décide de s’installer à Paris.

Sentiment : le dernier tube

Après une parenthèse parisienne dans les années 1980, Charlie Perrière relance le groupe au milieu des années 1990, renoue avec le succès grâce au tube, « Sentiment ». En 1997, le groupe effectue une tournée en France qui ne rencontre par le succès escompté. : Charlie Perrière abandonne la musique de variété, se tourne et effectue une tournée française en 1997. Quand le Charlie Perrière abandonne la musique pour la religion en 1998, et après la disparition progressive de plusieurs musiciens, Evis Evoko, Baron Baki, Cisco et Salou, Aggas Zokoko décide d’en reprendre la direction mais le groupe faute d’équipements et d’une industrie musicale confrontée à la cris économique.

*Source: https://www.maziki.free.fr

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Sylvie Clerfeuille

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