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“ L'afro-rap (rap africain, afro-hip hop, hip hop africain) s'est implanté en Afrique depuis la fin des années 1980. Des ghettos métisses du Cap en passant par le Sénégal qui compte plus d'une millier de groupes, La Réunion, l'Algérie et les pays d'Afrique lusophone, il a conquis tout le continent, devenant le mode d'expression privilégié de la jeunesse... Rap music is present all over Africa since the late 1980's. It is very popular in the townships of the coloured in Capetown district, in Senegal where one can find a hundred groups , in Algeria, La Reunion and portuguese speaking countries. One can find rap music in most countries for it is now the privileged mode of expression of African Youth. ”

Au Sénégal, on trouve plus d’un millier de groupes dont les plus connus sont Pee Froiss, Daara-J et PBS. Contestataire, lucide, sans concessions, le rap est devenu le mode d’expression d’une génération sacrifiée sur l’autel de la corruption et de la mondialisation.
Musicalement, le rap africain a affirmé son identité . Au Sénégal, il mantient son héritage wolof, peul et casamançais. Au Bénin, les Sakpata Boys font un rap vaudou tandis que Dav’2 (Davetwo) y greffe du tchinkoumey. Au Burkina Faso, le groupe Yeleen a intégré les rythmes et chants Ngambay du Tchad et la musique mandingue. En Afrique du Sud, les Black Noise comme les adeptes du kwaito, Bongo Maffin, Shaka Zulu, Sbu, ont bénéficié de l’héritage du jazz des townships et du mbaqanga tandis que les rappeurs du Mali comme Fanga Fing intègrent les musiques mandingues.
Depuis les années 2000, des festivals s’organisent dans toute l’Afrique comme Ouaga Hip Hop au Burkina Faso, Gabao Hip Hop à Libreville au Gabon, les Hip Hop Awards de Dakar ou Le Rap Aussi à Conakry en Guinée.
Voir aussi : Rap au Sénégal : la fin des tabous

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Sylvie Clerfeuille

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