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Chercheur infatigable, l'auteur, compositeur, guitariste, chanteur et excellent arrangeur Jimmy Hyacinthe a tenté de moderniser le goly, un des rythmes traditionnels ivoiriens. Chercheur infatigable, le compositeur Ngozan "Jimmy" Hyacinthe a tenté de moderniser le goly, un des rythmes traditionnels ivoiriens.”

Le feu dévorant

felix-jeune.jpgNgozan de son prénom qui deviendra Jimmy par amour pour Hendrix découvre la guitare lorsque son grand-frère rentre un jour à la maison et lui offre cet instrument, sa grande passion. Son père trempe aussitôt ce précieux cadeau dans une bassine d’eau.

Rien n’arrêtera pourtant le jeune passionné qui rejoint un orchestre de Bouaké, Aboliba Jazz mais le futur professionnel fera ses classes dans le groupe des sœurs Comoé. Il y développe sa maîtrise de son instrument, devenant le plus jeune guitariste professionnel du pays. Il rejoint ensuite le M’bam Jazz avec lequel il sillonne l’Afrique avant d’intégrer l’orchestre vedette d’Anouma Brou Félix.

Jimi Hendrix

hendrix-2.jpgSon passage à l’Orchestre National de la Radio Télévision Ivoirienne sous la direction de Joseph Pango demeure l’expérience fondamentale de ses années de jeunesse. Pango donne à l’adolescent les bases essentielles de sa future carrière. La réputation de sa musique construite sur des riffs experts de guitare fait déjà recette dans tout le pays à la fin des années 1960. Jimmy fonde Les Vautours, puis, en 1971, les Guinahouroux. Abidjan est alors sous perfusion soukouss. Jimmy, lui, s’intéresse à James Brown et Jimi Hendrix, imitant sa technique musicale et s’affirmant par un pincement particulier des cordes.

Modernité à la source

bozambo.jpgJimmy Hyacinthe part en Europe et monte Bozambo, puis commence à composer des titres d’inspiration africaine et sort Maquis Lôh suivi de Néké Néké. Quelques années plus tard, Jimmy décide de rentrer dans son pays où il est nommé directeur artistique de la Société Ivoirienne de l’Industrie du Son. Alors que la Côte d’Ivoire est dominée par les musiques d’importation, Ernesto Djédjé lance le ziglibithy et Jimmy Hyacinthe, le “goly”. Mais contrairement à Ernesto Djédjé qui fonde sa recherche sur l’habillement d’un rythme traditionnel à l’aide d’une orchestration moderne, Jimmy tente en accompagnant des artistes traditionnels comme Goly Towa, spécialiste de la calebasse et de la flûte baoulée, de susciter une amorce moderniste à la source. Cette tentative débouchera sur la sortie en 1982 de l’album Goly boudé par les Ivoiriens. Jimmy Hyacinthe persiste néanmoins renouvelant ses collaborations avec des musiciens traditionnels. Tout comme Ray Lema, il rêvait avant sa mort de créer une musique inter-africaine, une fusion continentale… Le feu dévorant

Ngozan de son prénom qui deviendra Jimmy par amour pour Hendrix découvre la guitare lorsque son grand-frère rentre un jour à la maison et lui offre cet instrument, sa grande passion. Son père trempe aussitôt ce précieux cadeau dans une bassine d’eau.
Rien n’arrêtera pourtant le jeune passionné qui rejoint un orchestre de Bouaké,  » Aboliba Jazz  » mais le futur professionnel fera ses classes dans le groupe des sœurs Comoé. Il y développe sa maîtrise de son instrument, devenant le plus jeune guitariste professionnel du pays. Il rejoint ensuite le  » M’bam Jazz  » avec lequel il sillonne l’Afrique avant d’intégrer l’orchestre vedette d’Anoman Brou Félix.

Jimi Hendrix

Son passage à l’Orchestre national de la Radio Télévision sous la direction de Joseph Pango demeure l’expérience fondamentale de ses années de jeunesse. Pango donne à l’adolescent les bases essentielles de sa future carrière. La réputation de sa musique construite sur des riffs experts de guitare fait déjà recette dans tout le pays à la fin des années 1960. Jimmy monte  » Les Vautours  » puis, en 1971, les  » Guinahouroux « . Abidjan est alors sous perfusion soukouss. Jimmy, lui, s’intéresse à James Brown et Jimi Hendrix, imitant sa technique musicale et s’affirmant par un pincement particulier des cordes.

Modernité à la source

Il part en Europe et monte « Les Bozambos « , puis commence à composer des titres d’inspiration africaine et sort  » Maquis Lôh  » suivi de  » Néké Néké « . Quelques années plus tard, Jimmy décide de rentrer dans son pays où il est nommé directeur artistique de la Société Ivoirienne de l’Industrie du Son. Alors que la Côte d’Ivoire est dominée par les musiques d’importation, Ernesto Djédjé lance le Ziglibithy et Jimmy Hyacinthe, le goly. Mais contrairement à Ernesto Djédjé qui fonde sa recherche sur l’habillement d’un rythme traditionnel à l’aide d’une orchestration moderne, Jimmy tente en accompagnant des artistes traditionnels comme Goly Towa, spécialiste de la calebasse et de la flûte Baoulée, de susciter une amorce moderniste à la source. Cette tentative débouchera sur la sortie en 1982 de l’album  » Goly  » boudé par les Ivoiriens. Jimmy persiste néanmoins renouvelant ses collaborations avec des musiciens traditionnels. Tout comme Ray Lema, il rêvait avant sa mort de créer une musique inter-africaine, une fusion continentale.

Sylvie Clerfeuille

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