“Originaire de Douala, Manfred Long Mbéppé aka Manfred Long est un auteur-compositeur, arrangeur et un des précurseurs de la longue lignée de bassistes camerounais explorant divers styles musicaux : afrobeats (makossa, bikutsi, mangambeu…), afro-funk, afro-soul, afro-reggae, afro-folk, disco, afro-jazz … Avec Jean Dikoto Mandengue, Vicky Edimo et Jo Tongo, celui que l’on surnomme "Mister Precision" a inspiré et influencé plusieurs générations de bassistes du Cameroun.”

Manfred Long et Claude François

Manfred Long arrive en France en 1963 après avoir parcouru plusieurs pays de la côte atlantique africaine. Une fois arrivé à Bordeaux, il se rend à Paris et c’est sous la recommandation de Manu Dibango que Claude François – après un casting avec 3 autres bassistes – le recrute dans son groupe. Au départ, Claude François voulait Jo Tongo mais celui-ci, occupé par son emploi de comptable, envoie Manfred Long. Il est retenu pour son talent et son potentiel, lui apportant la touche disco. Il recevra une formation accélérée de guitare basse chez Claude François. Il fera alors l’Olympia avec ce dernier et participera à l’enregistrement de plusieurs albums de Claude François, dont « A L’Olympia » et « Une petite larme m’a trahi » en 1969. Par la suite, Manfred Long sera le bassiste de plusieurs artistes de renom en France, en Europe, dans les années 1970.

Manfred Long et Manu Dibango

Les années 1970 voit Manfred Long poser sa griffe sur des albums de son compatriote Manu Dibango et l’accompagner sur scène. C’est ainsi qu’il sera en 1972 du projet  » Soul Makossa  » (disque et tournée américaine). Il posera aussi ses lignes sur « Oboso », « New Bell / Hibiscus » et « African Voodoo » (1972), « Makossa Man » (1973) ou encore la bande originale du film « Le prix de la liberté » de Jean-Pierre Dikongué Pipa (1978).

Utah Bela, Carmen Ezumah et Francis Bebey

Manfred Long posera aussi sa patte sur les hits de sa compatriote Utah Bela, première diva de la musique camerounaise, mais aussi sur « Ada Man Tin » de Carmen Ezumah (1975) ou encore le double album « Super Bebey – Vingt plages ensoleillées » de son compatriote Francis Bebey (1983).

*Sources :
wikipedia
https://www.agendaculturelducameroun.com/

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Nago Seck

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