“Le compositeur, saxophoniste de jazz américain, Ornette Coleman, disait de ce maître de la flûte "sodina" qu'il avait un des plus beaux phrasés du monde. Video : https://www.youtube.com/watch?v=fpACkSKE1SA Le compositeur, saxophoniste de jazz américain, Ornette Coleman, disait de ce maître de la flûte "sodina" qu'il avait un des plus beaux phrasés du monde.”

Souffles De Vie


Le maître de la sodina

Rakoto Frah s’est éteint à Tananarive le 3 Octobre 2001. Né en 1923 , ce fils d’un chanteur de la Cour royale merina était respecté dans le monde entier pour son immense talent de flûtiste et ses qualités humaines. Ornette Coleman disait de lui qu’il possédait un des plus beaux phrasés du monde. Ian Anderson, flûtiste et leader de Jethro Tull, le citait comme sa référence majeure. En 1997, la réalisatrice Camille Marchand lui avait même consacré un documentaire. Ce maître incontesté de la sodina depuis plus de soixante ans, a fait souffler sur le monde un sacré vent de malice. Son plus grand mérite a été sans nul doute de maintenir en vie pendant la période coloniale puis de réhabiliter à l’indépendance cet instrument majeur de l’île rouge. Son phrasé aérien, élégant, très dépouillé et d’un extrême pureté s’imposera dans tous les styles de la Grande Ile et lui vaudra de nombreuses sollicitations internationales. Il jouera notamment avec Manu Dibango, le groupe sud-africain Ladysmith Black Mambazo, les jazzmen David Lindley et Henry Keiser. Ce musicien devenu un artiste de légende – son portrait s’affichait sur les billets de mille francs malgaches – avait enregistré quatre albums personnels dont Flute Master of Madagascar (1988, Globestyle), Souffles de Vie produit par le label Musikela de Solo Razaf (1998), Chants et Danses en Imerina (Arion, 2000) et The art of Rakoto Frah & Randafison Sylvestre produit au Japon (JVC, 1989). Le maître de la sodina

Rakoto Frah s’est éteint à Tananarive le 3 Octobre 2001. Né en 1923 , ce fils d’un chanteur de la Cour royale merina était respecté dans le monde entier pour son immense talent de flûtiste et ses qualités humaines. Ornette Coleman disait de lui qu’il possédait un des plus beaux phrasés du monde. Ian Anderson, flûtiste et leader de Jethro Tull, le citait comme sa référence majeure. En 1997, la réalisatrice Camille Marchand lui avait même consacré un documentaire. Ce maître incontesté de la sodina depuis plus de soixante ans, a fait souffler sur le monde un sacré vent de malice. Son plus grand mérite a été sans nul doute de maintenir en vie pendant la période coloniale puis de réhabiliter à l’indépendance cet instrument majeur de l’île rouge. Son phrasé aérien, élégant, très dépouillé et d’un extrême pureté s’imposera dans tous les styles de la Grande Ile et lui vaudra de nombreuses sollicitations internationales. Il jouera notamment avec Manu Dibango, le groupe sud-africain Ladysmith Black Mambazo, les jazzmen David Lindley et Henry Keiser. Ce musicien devenu un artiste de légende – son portrait s’affichait sur les billets de mille francs malgaches – avait enregistré trois albums personnels dont Souffles de Vie produit par le label Musikela de Solo Razaf et Chants et Danses en Imerina chez Arion.

Sylvie Clerfeuille

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