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“Le compositeur, saxophoniste de jazz américain, Ornette Coleman, disait de ce maître de la flûte malgache, la"sodina", qu'il avait un des plus beaux phrasés du monde. ”

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Le maître de la sodina

Rakoto Frah s’est éteint à Tananarive le 3 Octobre 2001. Né en 1923 , ce fils d’un chanteur de la Cour royale merina était respecté dans le monde entier pour son immense talent de flûtiste et ses qualités humaines. Ornette Coleman disait de lui qu’il possédait un des plus beaux phrasés du monde. Ian Anderson, flûtiste et leader de Jethro Tull, le citait comme sa référence majeure. En 1997, la réalisatrice Camille Marchand lui avait même consacré un documentaire. Ce maître incontesté de la sodina depuis plus de soixante ans, a fait souffler sur le monde un sacré vent de malice. Son plus grand mérite a été sans nul doute de maintenir en vie pendant la période coloniale puis de réhabiliter à l’indépendance cet instrument majeur de l’île rouge. Son phrasé aérien, élégant, très dépouillé et d’un extrême pureté s’imposera dans tous les styles de la Grande Ile et lui vaudra de nombreuses sollicitations internationales. Il jouera notamment avec Manu Dibango, le groupe sud-africain Ladysmith Black Mambazo, les jazzmen David Lindley et Henry Keiser.

Rakoto Frah sur le billet de 1000 FMG

Ce musicien devenu un artiste de légende – son portrait s’affichait sur les billets de mille francs malgaches dans les années 80 – avait enregistré quatre albums personnels dont Flute Master of Madagascar (1988, Globestyle), The art of Rakoto Frah & Randafison Sylvestre produit au Japon (JVC, 1989), Souffles de Vie, produit par le label Musikela de Solo Razaf (1998) et Chants et Danses en Imerina (Arion, 2000).

Sylvie Clerfeuille

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Sylvie Clerfeuille

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