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Remember Mory Kanté, le père de Yéké Yéké

 

Au moment où l’on se recueille sur la tombe de Manu Dibango au père Lachaise à Paris, que l’on célèbre Fela Kuti aux Etats-Unis,  le premier Africain à recevoir, 29 ans ans après sa mort, un Grammy Award posthume pour l’ensemble de sa carrière et de son œuvre,  que l’on pleure Boncana Maïga et que l’on fête les 80 ans de Ray Léma  prenons quelques instants pour redécouvrir celui qui composa un des tubes planétaires du continent, Yéké Yéké, le guinéen et longtemps dyonisien Mory Kanté.

Tatuwäge , la rumba congolaise au féminin  

Elle est originaire du Kasaï, vit à Liège, en Belgique et tatoue sa rumba de couleurs funk et jazz . Elle a travaillé avec les frères Touré Kunda  mais propose aujourd’hui, dans une collaboration avec son fils et producteur Gilles Bodson aka Washington Mo’Zinga ou Mo’Zinga du collectif IV Connexion. Mongongo Remix. Dans ce titre chanté en lingala, Tatuwäge propose une rumba aux couleurs originales et dénonce la condition des femmes en général, et notamment des femmes africaines opprimées et privées de leurs droits.

 

Gino Sitson : des couleurs dans sa tête

Avec le nouvel album VoCe, les couleurs dans ma tête  sorti le 2 janvier 2026 et enregistré à la Havane, avec Alejandro Rodriguez (violoncelle) et Nancy Morejón (poésie), l’artiste camerounais et newyorkais, continue à tisser sa légende de « polyvocaliste ». S’inspirant de traditions polyphoniques d’Afrique centrale (il est descendant des Ntontas, « joueurs de cornes », une lignée de musiciens qui a influencé son esthétique « intermédiaire » révolutionnaire) et d’autre styles (il a été marqué par le chant grégorien,  le jazz  et les musiques cubaines),  Gino Sitson crée une musique qui revisite dans une approche contemporaine et originale des sonorités anciennes.  VoCe, les couleurs dans ma tête  dévoile une fois encore sa complexité rythmique et sa puissance onirique. Le violoncelle, joué par le maître violoncelliste Alejandro Rodriguez, offre un contrepoint émouvant à la  la complexité des percussions corporelles et la participation exceptionnelle de la célèbre poète afro-cubaine Nancy Morejón conforte cette dimension méditative. Artiste mais aussi docteur en musicologie, Gino Sitson dirige à New-York le laboratoire de recherches Polyvocal et, passionné par le gwoka,  il  a signé plusieurs ouvrages musicaux : Santiman et lokans dans le Gwoka, (Editions de la Tour, Paris 2021), une  analyse des  esthétiques musicales inhérentes à l’histoire de la Guadeloupe et De la musique des natifs caraïbéens à la naissance du Gwoka,  (Neg Mawon, 2023) une bibliographie commentée sur la pratique du Gwo Ka aux Antilles. Un artiste multifacettes aussi talentueux qu’éclectique. A ne pas manquer.

 

La nouvelle scène mozambicaine

Notre correspondante en Afrique australe, Nicky B, nous propose des nouvelles  de la musique mozambicaine avec le Mozambique music meeting festival  qui s’est tenu à Maputo du 4 au 8 Mars. Un événement annuel ayant pour objectif de promouvoir les arts et la culture en général, et plus particulièrement la musique mozambicaine, régionale et lusophone. A la fois animatrice radio et DJ, elle a présenté sa performance en direct depuis la plateforme mondiale. Replongez vous également  dans l’histoire de la musique mozambicaine et de ses figures emblématiques des années 1950 à nos jours présentée par l’équipe d’Afrisson.

 

Bonne découverte

Sylvie Clerfeuille

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Sylvie Clerfeuille

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