Titres :
1. Mpuli Mwa Moni
2. Pata Pata
3. Scoubidou merengue
4. Négropolitaines
5. Indépendance
6. Djom Tebo
7. Minuit au circuit
8. Diana Lama
9. Christmas flash
10. Mudied Asu ”

Avec les reprises de « Mpulimwamoni », « Pata Pata » et « Indépendance », Manu Dibango rend hommage aux créateurs africains de musique dans « Négropolitaines Vol. 1 ».

Composé à l’origine par le guitariste congolais Willy le Paape, « Mpulimwamoni » (aimer l’argent) est un afro-jazz à la couleur rumba donnée par la guitare du Congolais Jerry « Bokilo » Malekani. Quant à « Pata Pata » au beat afro-jazz/mbaqanga sud-africain, il est composé en 1958 par la Zimbabwéenne basée en Afrique du Sud Dorothy Masuka, puis repris et popularisé en 1967 par Miriam Makeba, tandis que « Négropolitaines » est marqué par le bikutsi, rythme de la forêt équatoriale camerounaise.

« Indépendance » est une adaptation du mythique « Indépendance cha cha » du Congolais Joseph Kabasélé. Invité le 27 janvier 1960 avec son orchestre African Jazz à la Table Ronde pour l’indépendance du Congo Léopoldville (actuel Kinshasa), il interprète le soir même ce titre à l’hôtel Plaza de Bruxelles (Belgique) pour célébrer cet évènement historique, avec un certain Manu Dibango au piano.
Alors chef d’orchestre des Anges Noirs, club bruxellois où évolue le chanteur capverdien Fonseca) et fréquenté par l’intelligentsia congolaise et les musiciens africains et américains, Manu Dibango y fait la connaissance de Joseph Kabasélé de passage dans cette salle réputée. C’est ainsi que ce dernier l’a invité à participer à l’enregistrement de ce titre devenu l’hymne à la liberté pour tous les pays africains accédant à l’indépendance.

Fiche:
Manu Dibango (auteur, compositeur, arrangeur, sax, vibraphone, voix)
Jerry « Bokilo » Malekani/Emmanuel Guysso (guitares)
André Manga/Armand Sabal-Leco (basse)
Félix Sabal-Leco (batterie, percussions)
Pierre Didi Tchakounté (sanza sur 4)
Justin Bowen (claviers)
Ateba/Jean-Marie Bolangassa (percussions)
Peter Tholo Segona (trompette – arrangements cuivres)
« Sango » Gabriel Nahas (mixage – Studio Digital Service)

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Nago Seck

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