“Né en Afrique du Sud de la rencontre de styles locaux (musiques xhosa, zulu et sotho), du marabi et de la kwela, le mbaqanga dont le nom signifie "pot au feu du pauvre" est appelé à ses débuts "township jive"... ”

Le Makgona Tsohle Band

En 1964, le Makgona Tsohle Band, groupe monté à l’initiative de Rupert Bopape, directeur du label Mavuthela, le département des musiques noires de la maison Gallo Records, lance un nouveau style musical qui fusionne kwela, marabi music, sonorités traditionnelles zulu, xhosa et sotho et s’appuie sur une instrumentation électrique: le mbaqanga ou « mgqashiyo » (« balancer » en zulu). L’association du Makgona Tsohle Band de Simon Mahlathini et des Mahotella Queens le rend bientôt très populaire dans toute l’Afrique du Sud.

Crossover

Le mbaqanga est éclipsé dans les années 1970 par la pop et la soul mais revient en force dans les années 1980 avec le retour de Mahlathini & the Mahotella Queens. D’autres groupes des origines se reforment, comme Izintombi Zesimanjemanje (les jeunes filles du simanje manje) rebaptisé Isigqi Sesimanje (les femmes modernes du simanje manje) avec comme « groaner » (voix de basse) Bethwell Bhengu.

Sous l’impulsion de Johnny Clegg, Sipho Mchunu et du groupe Juluka, le mbaqanga prend une coloration rock et fait ainsi le crossover entre communautés noire et blanche d’Afrique du Sud. Les deux groupes contribueront à le populariser au niveau international au milieu des années 1980.

Les années post-mbaqanga

Dans les années 1990, le groupe Soul Brothers (anciens choristes du groupe Izintombi Zesimanjemanje) y introduisentdes synthétiseurs, de la soul, des harmonies zulu et plus récemment du maskanda (ou maskandi). Dans les années 2000, de nouvelles formations dont Malaïka, disque de platine en 2004 avec leur album Malaïka, tentent une fusion soul, mbaqanga et kwaito.

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Sylvie Clerfeuille

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