“Né le 12 mars 1983 à Tambacounda, la plus grande ville du Sénégal, dans une famille de musiciens, Saliou Sarr aka Alibeta est un auteur-compositeur, interprète et multi-instrumentiste (guitare, flûte, guimbri).
Alibeta est un artiste engagé, un tisserand qui voyage entre différents univers artistiques : la musique, le cinéma, le théâtre, et met le lien au cœur de son travail et de son engagement. Il explore divers territoires sonores et visuels, mélange tous types de matériaux cosmiques et cosmopolites, pour nous offrir des performances dignes d’un véritable Rituel. De l’afro-jazz aux chants sérères (ndioup), de l’afro-roots aux chants mandingues, cet artiste joue sur les influences ouest-africaines les plus pures, use avec humilité de la parole des maîtres Dogons, éblouit par leur cosmogonie. On l’accompagne aussi dans une foisonnante contemplation placée sous le sceau d’un credo presque spirituel : "Africa is the Present". ”

Une fratrie d’artistes

De leur mère, les frères et sœurs ont hérité les chants sérères. De leur père, militaire ayant participé à l’opération Fodé Kaba en Gambie en 1980, il les a longtemps poussés à privilégier les études, « sans conteste la culture du travail », estime Ngnima.

Dans la famille Sarr, difficile de passer à côté de Felwine Sarr, penseur de l’essai « Afrotopia », initiateur des « Ateliers de la pensée » à Dakar et coauteur d’un rapport très remarqué sur la restitution des œuvres africaines au continent remis au chef de l’État français, Emmanuel Macron, et publié à la fin de 2018.

Outre Felwine et Alibeta, les Sarr sont une famille de musiciens comprenant les frères Sahad (« moisson » en sérère), Majnun, Youssoupha ou encore la sœur Ngnima Sarr aka Tie.

« La restitution des œuvres africaines n’est pas un geste du prince; Elle va dans le sens de l’Histoire. »

Ses projets

En 2012, Alibeta enregistre « Bani Adama », un album lancé par le clip de la chanson « Wagaam », marquée par l’acoustique. Cet opus nous offre trois featurings, avec le rappeurc Rhapsod (« Bagn lène »), son frère Sahad (« Zakaramba ») et avec Fakéba (« Ayoo néné »).

Tiré d’un conte urbain relatant des personnages épiques et touchants, réalisé par Alibéta et la troupe de musiciens, comédiens et danseurs, Nomads Band, l’album « Bani Adama » laisse entendre de l’afro-jazz, de l’afro-blues, de l’afro-folk ou de l’afro-pop flirtant avec les chants sérères, le rap africain ou encore la musique mandingue, influence des maîtres Dogons réputés pour leur cosmogonie…

Cinéma et théâtre

Alibeta est aussi présent dans le théâtre et le cinéma. En 2014, il est invité au festival du film documentaire de Saint-Louis où sa réalisation, « Life Saaraba Illégal », a été présentée lors de l’ouverture. En 2019, il est membre du jury officiel du 6e Festival du film documentaire de Saint-Louis, Sénégal, présidé par Ousmane William Mbaye, aux côtés d’Aïcha Thiam, Fatima Fall et Bassirou Niang.

*Source : https://www.alibeta.net/

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Nago Seck

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