“Né le 14 février 1957 à Créteil, dans la banlieue parisienne (France), de parents d’origine béninoise, Idrissou Badarou aka Idris Badarou (ou "Musicman"), petit-frère du compositeur, arrangeur, pianiste et claviériste expert Wally Badarou, est un auteur-compositeur, arrangeur, bassiste virtuose. Cet artiste inclassable commence professionnellement dans la musique par l’afro-funk avant de glisser avec fluidité ses notes sur divers autres styles au gré de ses rencontres : afro-soul, afro-folk, rock, pop-rock, électro, afro-pop, afro-jazz, afro-reggae, folk song, compas, chanson française, hip hop... ”

Le choix de la basse

Idris Badarou est avant tout un bassiste de « groove », le funk étant son élément. C’est en découvrant Bootsy Collins (« Give it up or turn it loose » de James Brown (CD « Live at The Apollo Vol. 2 ») pendant sa jeunesse au Bénin à la fin des années 1960, qu’il a craqué sur la basse électrique.

Idris Badarou au Berklee College of Music à Boston (USA)

Après deux années de droit à Paris, Idris Badarou s’envole, en 1980, aux Etats-Unis pour poursuivre des études d’arrangeur au Berklee College of Music à Boston. Mais ce sont surtout quatre années entre Boston et New York, en immersion totale dans la culture américaine, de laquelle sont nées de longues amitiés aussi bien fraternelles que musicales. Ainsi en 2002, il retrouve son ancien « roommaid », le batteur Bruce Cox, sur une tournée européenne avec Fred Wesley, fabuleux tromboniste de James Brown, JB’s, Bootsy’s Rubber Band, George Clinton & The P-Funk.

Le grand-frère Wally Badarou

En 1971 à Paris, Wally Badarou devient l’organiste d’un groupe de lycée dans lequel son frère Idris Badarou joue de la basse. Par la suite, les deux frères montent leur premier groupe, Kumba, avec Alain Toko à la guitare, leur sœur Mouni aux voix et Jerôme Thirriot aux percussions, sans oublier Jean Favreau au sax ténor. Dans la cave du chanteur antillais Tony Léveillé, le groupe joue des reprises de Jimi Hendrix et quelques titres d’afro-beat, dont le highlife ghanéen.
Plus tard, Wally Badarou, futur fondateur du fameux groupe Level 42, est engagé par le producteur anglais Chris Blackwell comme arrangeur attitré des artistes de son studio, Compas Point : il y restera dix ans, collaborant avec Grace Jones, Mick Jagger, Gwen Guthrie, Jimmy Cliff, Black Uhuru, Gregory Isaacs, Joe Cocker, Marianne Faithfull, et bien d’autres artistes…

Collaborations

Entre la moitié des années 1980 et les années 2000, en France, Idris Badarou anime de nombreuses scènes comme celles de Bruno Maman, Nina Morato avec Mathieu Chedid alias « M », Marc Lavoine, Patrick Bruel, Alain Chamfort, Dany Brillant au Stade de France en première partie du concert de Céline Dion, « Au cœur du stade ». Idris Badarou deviendra le bassiste attitré du groupe accompagnant les artistes invités à l’émission télévisuelle « Taratata » de Nagui sur France 2. Il aura aussi le plaisir d’accompagner sur différentes chaînes de télévision les plus grandes vedettes françaises. Bien entendu Idris Badarou est un habitué des studios d’enregistrements, mettant son talent de technicien au service de son aîné Wally Badarou dans le studio Compas Point du producteur anglais Chris Blackwell aux Bahamas et lors du défilé du Bicentenaire de la Révolution Française sur les Champs-Elysées à Paris, le 14 Juillet 1989.
Le 18 décembre 2006, Idris Badarou, toujours à la basse, est présenté par Ayo lors de son concert à l’Olympia à Paris (France). Ce spectacle fera l’objet d’un DVD « Live at the Olympia », enregistré au début de la tournée mondiale de promotion de l’album « Joyful, » de la folk-singer…

Idris Badarou garde aussi un merveilleux souvenir des sept années passées aux côtés de Rachid Taha (depuis 2001) sur toutes les scènes rock du monde, en particulier avec Brian Eno, Mick Jones des Clash, Steve Hillage et Patty Smith. En 2006, il participe activement, à la basse à l’enregistrement de l’album Diwan 2 du rocker algérien, aux côtés du joueur de kora virtuose, le Sénégalais Kémang kanouté.

Aujourd’hui, Idris travaille sur la création de son propre opus mais reste néanmoins ouvert à toutes propositions d’engagement.

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Nago Seck

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