“En 1975, suite à un différend avec Ibra Kassé, le boss du Miami Club où joue tous les soirs le Star Band de Dakar (Sénégal), Pape Seck (voix, flûte, saxophone ténor), Yakhya Fall (guitare), Thierno Kouyaté (saxophone alto & ténor) et Doudou Sow (voix) quittent cet orchestre et décident de fonder l'orchestre Star Number One de Dakar, communément appelé Number One de Dakar (N° 1 de Dakar), un groupe de musique afro-cubaine (ou salsa africaine) et de mbalax teinté de jazz, pop, rhythm’n blues ou soul… ”

Pour mettre sur pied leur projet, les quatre “contestataires” contactent l’excellent percussionniste Alioune Badara Diallo, devenu le chef d’orchestre, et s’entoure de talentueux artistes : Badara Diallo (batterie, percussions), Moustapha Ndiaye (basse), Mamané Fall (tama (talking drum)), Ali Penda Ndoye (trompette), Alioune Hanne (percussions, chœurs), Pape Demba Diop (sax ténor), Mar Seck, Magatte Ndiaye et Pape Djiby Ba (voix).

À la sortie en 1975 de « Maam Bamba », premier opus du Star Number One, dont “Waalo, “Ndaga Seeri Boy” et titre interprété par Pape Djiby Ba, le public sénégalais découvre leur mbalax-fusion (un mbalax teinté par endroits de jazz, pop, rhythm’n blues ou soul. Le succès est immédiat. Mais Star Number One ne s’arrête pas là. Il introduit des instruments traditionnels sénégalais comme les sabars et le tama (talking drum) dans la musique afro-cubaine (“Mathiaki”, “Liti liti”) et explore des styles inédits alliant salsa et rythmique mbalax donnée par les sabars. Cette renommée gagne l’Afrique de l’Ouest en 1976, année de la parution de leur deuxième réalisation, « Jangaake », et le groupe est bientôt invité en Gambie, au Mali, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.

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Nago Seck

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