“Né le 28 février 1952 à Ekom (Ekom-Nkam) un village situé dans le département du Haut-Nyong, dans la région de l'Est, au Cameroun, Jacques Mbida Douglas aka Mbida Douglas (ou Jim Mac Douglas ou Major Douglas) est un auteur-compositeur, guitariste, pianiste, claviériste et interprète aux palettes musicales diverses : bikutsi, makossa, ashiko, rumba et soukouss (congolais), afro-zouk, afro-funk et afro-fusion.”

Influences musicales

Mbida Douglas a grandi, baigné dans divers styles musicaux : bikutsi, makossa, ashiko, rumba et soukouss congolais, rhythm & blues, rock, funk, jazz

Ses débuts

En 1966, Mbida Douglas commence à apprendre à jouer de la guitare auprès d’un joueur de football de l’équipe nationale du pays. En 1971, Il est du groupe “Experience Four”, avec deux amis passionnés comme lui de la musique de Jimi Hendrix. Par la suite, il part rejoindre sa famille dans la région de l’Ouest du Cameroun où il crée avec des amis le groupe Les Ducs de Bafoussam, tout en poursuivant ses études secondaires.

Collaborations

En 1974, Mbida Douglas quitte Bafoussam pour la région du Littoral et Douala où il collabore avec de célèbres musiciens de la scène camerounaise comme Eboa Lotin, Charles Lembe, Jo Tongo ou encore la chanteuse Marthe Zambo , investissant nombre de clubs de la ville.
En 1975, il rejoint, en tant que guitariste, chanteur et directeur musical, les EB’S, le groupe d’Ekambi Brillant, animant tous les soirs le Castel, club à la mode à Douala.

Ozila

Cette aventure s’arrête en 1976, année où il part poursuivre des études d’électronique en France, mais ne pouvant pas travailler ni payer ses études, la musique reprend ses droits en 1977. Mbida Douglas décide alors de rejoindre avec des amis musiciens le sud de la France et la Côte d’Azur pour une tournée d’été. C’est ainsi qu’il rencontre à Marseille l’auteur-compositeur, arrangeur, guitariste et chanteur d’origine guadeloupéenne Jacob Félix Desvarieux aka Jacob Desvarieux avec qui il va se lier d’amitié. Ensemble, ils forment, avec l’auteur-compositeur, bassiste et chanteur guinéen Jean Tamegnon aka John Ozila et le saxophoniste camerounais Jimmy Mvondo Mvélé, le groupe afro-antillais Ozila naviguant entre afro-rock et disco. Cette même année 1977, sort chez Vogue leur premier album, “Ozila 2001”. Malheureusement, le succès tant espéré n’est pas au bout.

Zulu Gang

A la suite de cette expérience discographique non réussie, Mbida Douglas, Jacob Desvarieux et Jimmy Mvondo Mvélé regagnent en 1978 Paris où ils forment un autre groupe afro-antillais Zulu Gang avec le guitariste Hubert Mashain Amougou, le bassiste Christophe Zadire et le chanteur Jean-Marie Ahanda (futur Têtes Brûlées). L’année 1979 voit le groupe enregistrer pour AB Productions/Polydor « Magic Feelings », un album aux parfums disco et afro-funk. L’opus arrangé par Benoît Kaufman et Zulu Gang n’a pas connu non de réussite.

Mvufong Ntongo

Parallèlement à ses projets avec le groupe Zulu Gang, Mbida Douglas, est sollicité, entre 1979 et 1980 par de nombreux artistes pour des enregistrements en studio et se donne aussi à la réalisation de disques, l’occasion de rencontrer de nombreux musiciens d’horizons et de styles divers.

En 1981, Mbida Douglas sort Disques Espérance son premier album personnel, « Mvufong Ntongo », marqué par le bikutsi, makossa, ashiko, l’afro-funk et afro-fusion.
L’opus est enregistré avec Christophe Zadire à la basse, Philippe Draï aux drums et percussions, Jacob Desvarieux à la guitare et à la production, Esso Essomba aux percussions, Patrick Bourgoin au saxophone, Jacques Bolognesi au trombone et Tony Russo à la trompette. Quant à lui, il assure les arrangements, la direction musicale, le piano, les synthés, la guitare et les percussions.

Kassav’

Lors des enregistrements en studio, Mbida Douglas fait la connaissance des frères Georges et Pierre Edouard Decimus du groupe Kassav’ où évolue aussi son ami Jacob Desvarieux. C’est ainsi qu’il rejoint le groupe en 1981 et participe (aux keyboards et chœurs) à l’enregistrement de « Kassav’ N° 3 », le troisième opus de la formation sorti la même année. Ce troisième album du groupe antillais est le premier à connaître un réel succès aux Antilles (Guadeloupe, Martinique) où il est en tête des “hit-parades”, ainsi qu’à l’île de la Réunion. C’est le début de la grande aventure Kassav’ avec lequel il enregistrera plusieurs albums et tournées à travers le monde, étant aux keyboards, à la guitare ou à la basse. Mbida Douglas quittera le groupe après onze ans de collaboration, plusieurs albums dont des disques d’or et de platine et de nombreuses tournées à travers le monde.

Mot Mfob

L’année 1981 le voit aussi sortir chez Oyenga Productions « Mot Mfob », un album enregistré avec Christophe Zadire (basse), Georges et Marilou Seba (chœurs), Philippe Drai (drums, congas), Jacob Desvarieux (guitare), Alain Hatot (saxophone), Amhid Bellocine (trombone), Giausserand et Tony Rousseau (Trompette).

Ma vie à moi

En 1983, Mbida Douglas rejoint Pierre Akendengue avec qui il tourne en France, dans plusieurs pays d’Europe, au Canada et en Afrique, et enregistre le 45T « Comin’at cha » sous le pseudo Major Douglas. En 1984, il sort « Ma vie à moi », un album aux couleurs bikutsi, ashiko, makossa, soukouss, afro-zouk. Le succès de cet opus lui offre la possibilité de se produire dans plusieurs villes du Cameroun.
Avec quelques transfuges du groupe de Pierre Akendengue, il forme en 1985 le groupe éphémère Mango Nuts.

De1987 à 2013

En 1987, Mbida Douglas enregistre « Cameroon », un album dédié à son pays natal, suivi en 1992 du cinquième « Za më yen ». L’opus comprend des titres composés avec Matthew Russell (A2, B3), Jacob Desvarieux (A3), Georges Decimus (B1) et Casimir Rémy Assene (B2).
De 1996 à 1997, Il collabore en tant que choriste avec la chorale Les Chérubins de Sarcelles de son compatriote Georges Seba. Il a aussi participé en tant qu’instrumentiste ou choriste à l’enregistrement des albums de Céline Dion, Maurane, Catherine Lara, Michel Sardou, Michel Delpech, Barbara, Tina Arena, Khadja Nin, Sinclair, Cesaria Evora, Arielle Dombasle, Jean-Jacques Goldman, Angélique Kidjo, Yannick Noah,etc. Il se lance dans la production de programmes audiovisuels et crée avec des amis une chaîne de télé africaine Colorvision.
En 2002, Mbida Douglas travaille sur la chaine télévisée Télésud diffusée dans le monde entier. Il s’initie alors à la prise de vue, fait du son, du montage vidéo, réalise des émissions, et est aussi le responsable de la “playlist” musicale. En 2003, il nommé administrateur de la Cameroon Music Corporation (CMC), société civile de gestion collective de droit d’auteur et de droit voisin. Par la suite, Il rejoint l’équipe d’Africa 24, créée par des anciens de Télésud, s’occupant du son et du montage vidéo.
Il faudra attendre 2014 pour entendre les morceaux de son album « Magic Wings », aux styles musicaux variés, dont le calypso, la soca et le zouk-love, resté dans les tiroirs depuis 1998 et produit par ses soins.

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Nago Seck

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