“Virtuose de la kora, Djéli Moussa Condé est un auteur-compositeur, guitariste et chanteur dont les combinaisons musique mandingue, jazz funk, blues, électro ou pop, données par des koras, basse et percussions, révèlent son jeu très moderne, son timbre de voix très particulier et ses talents de compositeur. En 2012, il signe son premier album personnel, Djéli, réalisé avec Vincent Lassalle et Jouni Issorehanen... ”

Lamine Sissoko, l’initiateur

Né en 1963 en Guinée, dans une famille de djélis (griots), Djéli Moussa Condé est initié à la kora par Lamine Sissoko puis se voit décerner par l’Unesco le diplôme de participation au premier Festival de kora d’Afrique de l’Ouest organisé à Conakry où il fait valoir ses talents d’instrumentiste et de compositeur.

Djéli Moussa Condé à Abidjan

Basé à Abidjan entre 1989 à 1993, Djéli Moussa Condé intègre alors l’Ensemble Kotéba de Souleymane Koly et compose quatre morceaux de « Waramba », premier Opéra mandingue primé au Festival d’Avignon en 1993.

Collaborations

Installé à Paris en 1993, sans papier, Djéli Moussa Condé est parrainé par Bernadette Lafont et « Musiciens sans frontières » et se trouve bientôt régularisé. Il collabore alors, sur scène ou sur disque, avec Manu Dibango, (« Wakafrica »), Salif Keïta, Richard Bona (« Kalaban Koro »),Mory Kanté, Alpha Blondy, Cesaria Evora, Hank Jones & Cheikh Tidiane Seck (« Sarala »), Moh! Kouyaté, Sékouba Bambino (« Le destin, Sinikan »), Mangala Camara (« Réexpédition »), Amy Koïta… Et les suit dans leurs tournées françaises et internationales et participe à de nombreux concerts humanitaires (Secours Populaire français, Unesco, Musiciens sans frontières…).

En 1998, Djéli Moussa Condé est sollicité pour le Festival « Voix du Monde » à Rio, puis enregistre en 2003 l’album « Aduna » avec Janice de Rosa, une diva du blues new-yorkaise, grandie à Harlem (Etats-Unis). Mélangeant subtilement le blues de Harlem et la musique mandingue donnée par la Kora, Djéli Janice de Rosa et Moussa Kondé offrent ainsi un afro-blues sensuel et hypnotique, jetant un pont culturel entre les Etats-Unis et l’Afrique. « Le blues vient d’Afrique et a grandi aux Etats-Unis, moi je fais le chemin inverse, la boucle est bouclée », dit en substance Janice de Rosa.

Comptines et berceuses du baobab

En 2007, il réalise, avec Paul Mindy et Jean-Christophe Hoarau, « Comptines et berceuses du baobab » (livre et CD) réunissant des comptines et berceuses d’Afrique centrale et occidentale pour des musiques pour enfants, données par des kora, tambours dum-dum (kenseréni (aigu), dundumba (grave) et sangban (médium)), djembé, sabar), balafon, arc musical, calebasses (tambours d’eau), sanza, bâtons de pluie, etc.

Djéli

En Mars 2012, Djeli Moussa Condé signe son premier album personnel « Djéli » réalisé en collaboration avec Vincent Lassalle et Jouni Issorehanen. La combinaison électro, musique mandingue et pop donnée par des koras, basse et percussions révèle son jeu très moderne, son timbre de voix très particulier et ses talents de compositeur.

Wamama

L’année 2015 voit Djéli Moussa Condé sortir son second opus personnel, « Wamama », dédié à l’Afrique et mettant en valeur, outre ses qualités de joueur de kora, son talent de chanteur. Dans cet album réalisé par le français Vincent Lassalle (percussion, guitare), Djéli Moussa Condé s’est entouré d’instrumentistes comme Jouni Isoherranen (basse), Renaud Tenoux (flûte), Guimba Kouyaté (guitare), Olivier Pham van Tham (batterie) ou encore Kandet Dioubaté et Thérèse Condé (chœurs). La sortie de « Wamama » est suivie d’une longue tournée de promotion le menant dans plusieurs villes de France, de Belgique et de Finlande.

À propos de l'auteur

Sylvie Clerfeuille

Sylvie Clerfeuille

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