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Auteure-compositrice, guitariste, interprète, danseuse et comédienne née en 1982 en Côte d’Ivoire, de parents maliens, Fatoumata Diawara développe un afro-folk tiré de la musique mandingue, notamment des rythmes et chants wassoulou du Mali, et teinté de blues, jazz, pop-rock, funk ou reggae. Son premier opus, Fatou, dont le magnifique “Sowa”, lui vaut une invitation à l’émission “Later with Jools Holland” sur la chaîne anglaise BBC Two… ”

Fatoumata la comédienne

la_genese.jpgFatoumata Diawara grandit à Abidjan où elle s’adonne très jeune à la danse, ce qui n’est pas du goût de son père qui l’envoie vivre chez sa tante comédienne à Bamako au Mali. Elle a alors 10 ans. En 1996, elle suit les traces de sa tante en faisant ses premiers pas de comédienne dans le film «~Taafe Fanga~» de Adama Drabo. Elle est alors repérée par le cinéaste Cheick Oumar Sissoko (futur ministre de la Culture du Mali) qui l’engage, aux côtés de l’immense comédien Sotigui Kouyaté et du musicien Salif Keïta, pour le premier rôle féminin (Dina) dans son film «~La Genèse~» (prix «~Un Certain Regard~» au festival de Cannes en 1999). Engagée en 1998 comme comédienne pour jouer dans «~Antigone~», une pièce adaptée par Jean-Louis Sagot Duvauroux, Fatoumata Diawara rejoint la France et le Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Elle est ensuite sollicitée dans divers pièces de théâtre et longs métrages dont «~Sia, le rêve du python~» de Dani Kouyaté (Prix spécial du Jury au Fespaco 2001 – Ouagadougou – Burkina Faso), «~Il va pleuvoir sur Conakry~» de Cheick Fantamady Camara (2008), «~Encourage~» de Eleonora Campanella, «~Ni brune ni blonde~» d’Abderrahmane Sissako (2010) ou encore «~Les Contes de la nuit~» de Michel Ocelot pour sa voix…

Fatoumata la musicienne

dee_dee-2.jpgEn 2002, Fatoumata Diawara est engagée comme chanteuse par la compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe fondée en 1979 par Jean-Luc Courcoult et basée à Nantes. Elle y restera six ans, tournant aux quatre coins du monde. En novembre 2006, elle est choisie pour interpréter le premier rôle féminin de «~L’Opéra du Sahel~» à Bamako (Mali). C’est au sein de cette troupe qu’elle est repérée par l’auteur, compositeur, arrangeur, claviériste et interprète Cheikh Tidiane Seck qui lui propose de participer, comme choriste, à l’enregistrement de l’album, Red Earth : A Malian Journey (2007), de la diva jazz américaine Dee Dee Bridgewater. C’est à cette occasion que Fatoumata Diawara rencontre une autre diva, celle du chant wassoulou, Oumou Sangaré qui la sollicitera pour la tournée de promotion de son album Seya (sorti en 2009). Cette année 2007 la verra interpréter la sorcière Karaba dans la comédie musicale «~Kirikou et Karaba~», une adaptation du film d’animation «~Kirikou et la Sorcière~» de Michel Ocelot. Elle participe aussi à la bande originale aux côtés de nombreux autres artistes africains dont Rokia Traoré, Ballaké Sissoko, Mokobé ou encore Ali Boulo Santo. Elle collaborera également avec sa compatriote et chanteuse, Mamani Keïta. Ses diverses expériences la pousse à se lancer dans une carrière musicale.

Kanou, l’envol international

kanou.jpgDès lors, elle commence à travailler son propre répertoire. Mais il faudra attendre 2011 et la sortie chez World Circuit de son premier EP (maxi single) Kanou pour entendre sa voix aux inflexions multiples, soutenue par un afro-folk tiré de la musique mandingue (rythmes et chants wassoulou du Mali). Cette musique donnée par des instruments africains (calebasse, kamélé ngoni, ngoni, percussions, kora) et occisentaux (guitare, basse, batterie, claviers) est teintée de blues, jazz, poprock, funk ou reggae. La même année sort Fatou, son premier album international dans lequel elle aborde plusieurs thèmes : l’indépendance des femmes, l’excision, l’éducation, les mariages forcés, l’immigration ou encore les conflits et leurs victimes…Fatou lui vaut une invitation à l’émission «~Later with Jools Holland~» sur la chaîne anglaise BBC Two.

* Crédit photo: http://vocesdelmundo.wordpress.com/

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Nago Seck

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